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Marche pacifique pour réclamer justice pour les victimes du massacre de Pont-Sondé

Les rues de Pont-Sondé ont résonné, ce vendredi 22 novembre 2024, des voix de colère et de désespoir, alors que des centaines de personnes se sont rassemblées pour une marche pacifique. Cet événement, organisé par plusieurs associations locales, visait à exiger justice pour les victimes du massacre tragique survenu le 3 octobre, un acte brutal ayant causé la mort de plus d’une centaine de personnes et entraîné la disparition de nombreuses autres.

Les participants, tous unis par la même volonté de justice, brandissaient des pancartes aux messages percutants : « On n’en peut plus », « Justice pour les victimes », « Pont-Sondé debout » et « Nous voulons la sécurité ». Ces slogans reflètent l’urgence et le besoin croissant d’une réponse des autorités, tant locales que nationales, face à cette tragédie et au climat d’insécurité qui pèse sur la région.

Au fil de la marche, plusieurs intervenants ont pris la parole pour dénoncer l’inaction des responsables politiques alors que le gang Gran Grif continue de semer la terreur dans la communauté. Les manifestants, faisant preuve d’une résilience face à la douleur, ont rappelé que la sécurité et la justice sont des droits fondamentaux qui doivent être garantis à chaque citoyen.

Cette marche n’est pas seulement une demande de justice pour les victimes, mais aussi un appel à la prise de conscience collective sur la nécessité d’une lutte active contre l’impunité et l’insécurité grandissantes dans le pays. Les organisateurs espèrent que cette mobilisation contribuera à mettre la pression sur les autorités et à leur rappeler leur responsabilité envers les citoyens de Pont-Sondé.

La marche du 23 novembre reste un moment fort d’unité pour la communauté, célébrant la mémoire de ceux qui ont perdu la vie dans le massacre de Pont-Sondé, tout en posant un défi direct à ceux qui ont le pouvoir d’agir pour faire évoluer la situation. Les manifestants ont fermement affirmé : l’espoir de justice ne doit pas disparaître, et la sécurité des citoyens ne peut être un sujet tabou.

Jean Joceler JEAN
FcnHaiti

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