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La faim touche le Brésil : Un enfant affamé appelle la police pour voler à son secours.

La faim est redevenue un problème majeur au Brésil. Dans un quartier pauvre de Santa Luzia (État de Minas Gerais), un enfant de 11 ans qui souffre de la faim, a téléphoné à la police pour demander de l’aide, car depuis plusieurs jours, lui et sa famille ne se nourrissaient plus que de farine de maïs diluées à l’eau.

Ce petit garçon de 11 ans a soulevé un immense élan de solidarité au Brésil parce qu’il n’a plus rien à manger. Tout le pays se mobilise.

« Monsieur l’agent, on n’a rien à manger à la maison. » Ce sont les mots qu’entend un policier brésilien lorsqu’il répond au numéro d’urgence mardi dernier. Au bout du fil, Miguel, un enfant de 11 ans. L’agent pense d’abord qu’il s’agissait d’un cas de négligence familiale. Mais lorsqu’il se rend sur place, il constate que cela fait trois jours que les sept membres d’une famille vivant dans une mansarde à Santa Luzia, près de Belo Horizonte (sud-est), ne se nourrissent plus que de farine de maïs diluée dans l’eau.

Face à une inflation qui rogne le pouvoir d’achat des plus pauvres dans la première économie d’Amérique latine, la mère Célia, 46 ans, qui élève seule six enfants ne parvient plus à acheter de quoi pour les nourrir.

La cuisine vide a pris des allures de supérette
L’agent de police et ses collègues se sont alors rendus au supermarché pour apporter à la famille des vivres, une partie payée de leur poche et l’autre offerte par le gérant du commerce, à qui ils avaient expliqué la raison de leur présence dans le quartier.

Quand la presse locale a raconté cette histoire saisissante, le drame de la famille Barros a ému tout le Brésil et les dons ont rapidement commencé à affluer en provenance de tout le pays. Depuis, la cuisine, dépourvue de toute denrée et au réfrigérateur désespérément vide, a pris des allures de supérette.

« On a reçu énormément de nourriture, plein de choses différentes, même des aliments que je ne connaissais pas », dit le jeune Miguel, en ouvrant une armoire bien remplie. « Nous avons beaucoup souffert. La faim fait tellement mal, je n’oublierai jamais ces moments », soupire Célia qui survivait grâce à de petits boulots, mais s’est retrouvée désœuvrée lors de la crise du Covid-19. « Au bout d’un moment, on n’a même plus la force de se lever. Miguel m’a vu désespérée, en pleurs, et a décidé d’agir. Dieu merci, ça a tout changé. »

La détresse de cette famille a eu un écho particulier dans un pays où la faim est redevenue un problème majeur, après avoir été pratiquement éradiquée au cours de la dernière décennie. Pour la première fois depuis 2014, le Brésil a refait cette année son apparition sur la « Carte de la faim dans le monde » de l’ONU, avec 28,9 % de la population vivant dans un état « d’insécurité alimentaire » modérée ou sévère. Des images montrant des personnes affamées se disputant des os dans des bennes à ordures se répandent de plus en plus sur les réseaux sociaux.

FCN Haïti avec des sources étrangères

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