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Enlevé à Nazon, Adrien Albatre libéré après 17 jours de séquestration et versement de deux rançons

Après environ 17 jours de captivité, Adrien Albatre a recouvré sa liberté le 31 juillet 2026. Ses proches confirment que sa libération est intervenue après le versement de deux rançons aux ravisseurs, qui avaient exigé une seconde somme après un premier paiement.

Enlevé le 15 juillet dernier à l’avenue Martin Luther King, à Nazon, à proximité de Safari Motors, Adrien Albatre a finalement été libéré dans l’après-midi du 31 juillet. D’après l’un de ses proches, les ravisseurs l’ont abandonné à Delmas 18, dans les environs de l’ancien hôpital DASH.

La libération du citoyen intervient au terme de plus de deux semaines de séquestration, marquées par les démarches désespérées de ses proches pour obtenir sa remise en liberté. Selon une source, certains membres de son entourage auraient dû s’endetter afin de réunir la somme réclamée par les ravisseurs.

Mais le premier paiement n’a pas suffi. Insatisfaits du montant versé, les kidnappeurs auraient exigé une deuxième rançon avant d’accepter de libérer leur otage.

Le kidnapping une nouvelle inquiétude grandissante à Delmas

Cette affaire intervient dans un contexte de recrudescence des enlèvements dans plusieurs secteurs de Delmas et de la capitale, où les groupes armés continuent d’étendre leur influence et leurs capacités de nuisance.

Face à cette situation, le silence des autorités policières est de plus en plus questionné. Le directeur général a.i. de la Police nationale d’Haïti (PNH), André Jonas Vladimir Paraison, n’a pas, jusqu’ici, communiqué publiquement sur cette affaire ni, plus largement, sur la multiplication des actes de kidnapping dans les zones concernées.

Sur le terrain, certaines mesures de sécurisation ont pourtant été prises. Des séparateurs ont notamment été installés à l’intersection des rues Christ-Roi et Martin Luther King, tandis qu’un véhicule blindé de la PNH est stationné dans les environs d’une station-service de la zone.

Des dispositifs qui peinent à rassurer

Pour les habitants et les usagers de ces quartiers, ces mesures restent insuffisantes face à l’emprise des groupes armés. Ces derniers conserveraient une capacité d’action importante à Nazon, dans une partie de Christ-Roi et au bas de Delmas.

La libération d’Adrien Albatre, obtenue après le paiement de deux rançons, illustre une nouvelle fois la vulnérabilité des citoyens face au phénomène du kidnapping. Elle met également en lumière le lourd tribut financier imposé aux familles des victimes, souvent contraintes de s’endetter pour négocier la survie de leurs proches.

Alors que les enlèvements continuent de faire peser une menace permanente sur la population, la question demeure: les dispositifs actuellement déployés par les autorités sont-ils réellement en mesure de reprendre le contrôle des zones où les groupes armés imposent leur loi?

FcnHaĩti


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