Aucun soldat étranger ne peut être poursuivi en Haïti en cas de délit, stipule l’accord signé entre Haïti et Kénya

Dans un accord signé entre les deux pays, il a été convenu qu’aucun des officiers membres de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité sur le territoire haïtien ne doit-être poursuivi en cas de délit, par la justice haïtienne, a-t-on appris ce mercredi 26 juin 2024. Le représentant a-i d’Haïti auprès de l’OEA, Gandy Thomas et l’ambassadeur kenyan aux USA Lazarus O. amayo ont signé un accord le vendredi dernier, régissant le statut de la mission multinationale en Haïti.
Ce protocole juridique visait à définir le comportement que doivent avoir ces étrangers en Haïti dans l’accomplissement de leur mission, au cours de laquelle ces soldats auront à travailler en collaboration avec la Police Nationale d’Haïti dans le but de restaurer l’ordre et la paix dans le pays.

Cependant, ce n’est que vingt-quatre heures après être accueillis et installés dans le pays, une partie de cet accord a été rendu public, portant sur l’immunité totale de ces officiers.
Toutefois, il a été également convenu qu’en cas de flagrant délit, le coupable sera renvoyé dans son pays d’origine pour répondre de son acte.
Toutefois, vue la façon dont cet accord couvre les soldats de la mission, il importe de se questionner sur la position de l’État haïtien quant à la protection des compatriotes souvent victimes d’abus de pouvoir dans ces circonstances, compte tenu les souvenirs douloureux de la dernière mission militaire dans le pays. Il faut également rappeler les cas de contamination au Choléra, les viols notamment sur des mineurs males, et le nombre de bâtards que la MINUSTAH a laissé derrière elle en Haïti.
Rogena Midy
