Un délai de 8 jours accordé au MAST pour justifier la subvention du trésor public aux organisations

Dans le contexte actuel, caractérisé par des défis socio-économiques majeurs et une crise endémique de corruption, des organisations de défense des droits de humains ont lancé une requête urgente auprès du ministre des Affaires Sociales et du Travail (MAST). Cette lettre, co-signée par plusieurs entités, notamment Droit et la Vie Humaine (DVH) et l’Ordre des Défenseurs des Droits Humains (ORDDH), Ligue Haïtienne de Défense des Droits Humains (LHDDH), vise à obtenir des informations détaillées concernant les subventions octroyées aux organisations de la société civile.
Les signataires expriment une inquiétude profonde concernant les impacts délétères de la corruption sur le développement social et économique du pays. Ils soulignent que cette pratique érode la confiance des citoyens envers les institutions publiques et nuit à l’amélioration des conditions de vie.
En effet, le rapport rappelle l’importance cruciale de la transparence et de la reddition de comptes, qui constituent des éléments fondamentaux pour le bon fonctionnement d’une démocratie.
La lettre met en avant deux demandes principales. Premièrement, les organisations demandent la publication d’un rapport détaillé sur le budget alloué par le MAST, incluant une ventilation des subventions destinées aux différentes entités, afin de garantir que les fonds sont distribués de manière transparente et efficace. Cette démarche vise à restaurer la confiance du public envers les institutions gouvernementales, souvent perçues comme opaques et inaccessibles.
Par ailleurs, les signataires interpellent le MAST sur le programme MonCash, mis en place pour soutenir financièrement les familles vulnérables lors de la rentrée scolaire. Ils exigent des précisions sur le nombre total de bénéficiaires et sur les montants effectivement distribués. Cette demande vise à s’assurer que les fonds sont employés conformément à leur objectif initial, évitant ainsi tout risque de détournement de ressources destinées à des fins nobles.
Les organisations exhortent le ministre à apporter une réponse dans un délai de huit jours, en précisant qu’en cas de retours non-satisfaisants, elles se réservent le droit d’exiger une reddition de comptes, voire de mener des actions légales si besoin est. Cette initiative est à même de promouvoir une plus grande transparence et responsabilité dans la gestion publique.
Cette démarche collective représente une étape cruciale vers l’établissement d’un cadre de gouvernance éclairé et juste, capable de répondre aux besoins fondamentaux d’une population en quête de justice sociale et d’équité. Les signataires espèrent une réaction rapide et constructive de la part des autorités, marquant ainsi un véritable engagement collectif pour le bien-être de la société haïtienne.
FcnHaïti

