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Trafic d’anguilles et blanchiment d’argent: le RHAJAC exige la publication des noms impliqués

Le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) appelle l’ONU à lever le voile sur les acteurs du commerce criminel d’anguilles en Haïti, activités illicites utilisées comme couverture au trafic d’organes.. Il dénonce également les manœuvres de certaines figures influentes pour se soustraire à d’éventuelles poursuites.

Dans une note rendue publique vendredi, le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) demande aux enquêteurs de l’Organisation des Nations Unies (ONU) de divulguer les noms des personnes impliquées dans les crimes liés au trafic d’anguilles, Cette activité, selon plusieurs rapports onusiens, dissimulerait des pratiques graves telles que le trafic d’organes, de stupéfiants, et le blanchiment d’argent.

«Nous demandons que les enquêteurs de l’ONU rendent publics les noms des personnes impliquées dans des actes criminels liés au trafic d’anguilles […] afin qu’elles puissent être punies et contribuer à la lutte contre l’impunité en Haïti», insiste le RHAJAC.

Une manœuvre de diversion de certaines hautes personnalités impliquées

Le Réseau critique également une note adressée par Betty Lamy aux instances onusiennes de défense des droits humains, dans laquelle elle se dit victime de campagnes diffamatoires. L’intéressée aurait dénoncé plusieurs organisations de la société civile, dont le RHAJAC, qui pointent du doigt son implication présumée dans ce commerce obscure.

«Est-ce pour éviter d’éventuelles sanctions que Betty Lamy s’est empressée d’écrire à l’ONU pour se présenter comme une victime»? s’interroge l’organisation, notant des accusations selon lesquelles Betty Lamy aurait acquis une influence au sein du ministère de l’Agriculture en versant trois millions de dollars à l’ancien sénateur Moïse Jean-Charles. Cette mainmise faciliterait, d’après les dénonciateurs, une série d’opérations illicites : trafic de drogues, d’organes humains, d’armés, de munitions et toute autres carmes de contrebande, sous couvert d’exportation d’anguilles.

Le RHAJAC dénonce le silence complice de la justice haïtienne

Le Réseau s’indigne de l’inaction des autorités judiciaires malgré les alertes lancées par plusieurs hauts responsables. En particulier, les conseillers présidentiels Leslie Voltaire et Fritz Alphonse Jean auraient eux-mêmes reconnu publiquement l’existence du trafic d’organes en Haïti.

«Pourquoi la justice haïtienne reste-t-elle silencieuse face à ce dossier, malgré le fait que des conseillers présidentiels […] ont officiellement déclaré la présence du trafic d’organes en Haïti?», des interrogations qui sont restées sans réponse pour le RHAJAC.

Des rapports sans noms pour troubler toute tentative de poursuite en justice

Tout en saluant le travail des instances internationales, le RHAJAC déplore que les rapports de l’ONU évoquant l’usage du commerce d’anguilles pour blanchir des capitaux ne désignant pas les individus responsables, demeure flou et douteux.

«Pourquoi, malgré plusieurs rapports de l’ONU révélant que le commerce d’anguilles sert à blanchir des fonds issus d’activités criminelles, ces rapports n’ont-ils jamais cité de noms?»

Appel à la vérité et à la transparence

Le Réseau conclut en exhortant l’ONU à faire preuve de transparence en publiant les noms des personnes impliquées. Il appelle également les Conseillers-Présidents haïtiens à «dire toute la vérité sur le trafic d’organes» afin que les auteurs soient poursuivis et punis et les familles des victimes puissent obtenir justice et réparation.

FcnHaïti

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