Table ronde du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme avec la société civile sur les mécanismes de plainte à Port-au-Prince

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a organisé, le mercredi 24 mars, une table ronde à l’hôtel Karibe, Petion-Ville, réunissant vingt-et-un (21) représentants d’organisations de la société civile. Parmi eux figuraient neuf femmes issues de quartiers vulnérables tels que Cité-Soleil, Carrefour-Feuilles, Bel-Air, Delmas et Pétion-Ville.
Cette rencontre s’est tenue dans un contexte marqué par une insécurité persistante et de graves violations des droits humains. Elle visait à renforcer la coordination entre les organisations de la société civile (OSC), le HCDH et la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS).

Facilitée par Me Astride Erdain, spécialiste des droits de l’homme au HCDH, la table ronde a porté principalement sur le mécanisme de plainte et de rapportage des violations. Les échanges ont été structurés autour de trois sessions : une introduction générale aux droits humains, une discussion sur la protection des victimes et des témoins, puis une session consacrée au monitoring et au rapportage des cas.
En complément, des travaux de groupe ont permis aux participants de proposer des stratégies concrètes visant à améliorer la collecte d’informations, renforcer la protection communautaire et assurer un suivi plus efficace des plaintes.
« Il est essentiel que les organisations locales disposent d’outils fiables pour documenter les violations et protéger les victimes, tout en consolidant la confiance avec les institutions internationales », a souligné Me Erdain.
Les participants ont salué l’initiative et exprimé leur volonté de renforcer leur engagement dans la défense des droits humains. « Nous avons besoin de mécanismes clairs pour faire entendre nos plaintes et garantir un suivi efficace », a déclaré une représentante de Carrefour-Feuilles. Un participant de Cité-Soleil a ajouté : « Le soutien des Nations Unies nous donne davantage de force pour poursuivre notre travail malgré les risques. »
Les discussions ont également mis en évidence l’importance d’une approche inclusive et collaborative. Toutefois, la participation féminine, bien que notable, reste en deçà des standards de parité fixés par les Nations Unies.
En conclusion, cette table ronde a permis de consolider la confiance entre les OSC et les institutions onusiennes, tout en posant les bases d’une coordination renforcée et d’une redevabilité accrue dans le suivi des droits humains à Port-au-Prince.
FCNHAITI
