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Sécurité : la PNH se renforce avec 25 nouveaux blindés, mais l’inefficacité persiste

La Police nationale a reçu 25 nouveaux véhicules blindés, qui viennent s’ajouter à ceux déjà en sa possession. Le renforcement de la capacité opérationnelle avec 25 nouveaux véhicules blindés au sein de la Police Nationale d’Haïti (PNH) peine toutefois à dissiper les interrogations. Dans un contexte d’insécurité chronique et de perte persistante de contrôle territorial, cette démonstration de moyens, hautement symbolique, relance le débat sur l’efficacité réelle des réponses sécuritaires de l’État, au-delà des annonces et des effets de communication.

Le Premier ministre était accompagné du ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Me Patrick Pélissier, du secrétaire d’État à la Sécurité publique, Mario Andrésol, du directeur général de la PNH, André Vladimir Paraison, ainsi que du haut commandement policier. Une présence institutionnelle forte, destinée à projeter l’image d’un État rassemblé autour d’une stratégie de fermeté.

À cette occasion, Alix Didier Fils-Aimé a exprimé la reconnaissance officielle du gouvernement au Bureau des Affaires internationales de stupéfiants et de répression (INL) du Département d’État américain, pour la remise des 25 blindés. Ces équipements, a-t-il souligné, visent à améliorer la protection des unités déployées, à accroître la puissance opérationnelle des forces de l’ordre et à sécuriser les opérations dans les zones les plus exposées.

Dans son message, le Président du CSPN, se veut sans ambiguïté, être clair « Batay Gouvènman an se batay kont gang ame yo. Batay Gouvènman an se pou sekirize peyi a. Leta pap fè bak. Leta pap negosye ak kriminèl », a martelé le chef du gouvernement, excluant toute forme de compromis avec les groupes armés.

Cette dotation stratégique, selon le premier ministre doit permettre à l’État haïtien de reconquérir progressivement les territoires sous contrôle criminel, d’y rétablir l’autorité publique et d’assurer, dans la durée, la sécurité des populations. Le gouvernement affirme que la lutte sera menée « sans relâche, sans compromis et sans recul », jusqu’au démantèlement complet des réseaux criminels.

Au-delà de l’enjeu sécuritaire, l’exécutif lie explicitement cette offensive au rétablissement de l’ordre constitutionnel. Le Premier ministre a confirmé que l’année 2026 sera consacrée à l’organisation des élections générales, présentées comme l’aboutissement d’un processus de normalisation institutionnelle. Le processus électoral, a-t-il précisé, sera déployé sur l’ensemble du territoire national et placé sous l’autorité exclusive de l’État.

Dans un pays éprouvé par l’insécurité généralisée et la fragilisation des institutions, cette séquence marque une volonté affichée de rupture. Reste à savoir si l’offensive annoncée saura se traduire, sur le terrain, par des résultats durables et une restauration effective de l’autorité de l’État.

Cette démonstration d’autorité s’inscrit dans une mobilisation générale impliquant la Police nationale d’Haïti, la Force de répression des gangs (FRG) et les Forces armées d’Haïti (FAd’H). Selon une note de presse de la Direction de Communication de la Police (DICOP), cette coalition opérationnelle est engagée dans une offensive coordonnée visant à neutraliser les groupes criminels armés, qualifiés de menace directe à la sécurité nationale et à la stabilité républicaine.

JJJ / FcnHaiti

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