Saint-Michel-de-l’Attalaye sous tension face à la présence des gangs armés : Me Moïse Eluis appelle l’État à agir sans délai

La commune de Saint-Michel-de-l’Attalaye fait face à une nouvelle montée de l’insécurité qui frappe presque tout le pays, notamment la commune de l’Artibonite. Dans plusieurs zones de ladite commune, la présence et les mouvements présumés des groupes armés « Kokorat San Ras » et « Gran Grif » alimentent les inquiétudes des habitants, confrontés à une situation sécuritaire de plus en plus préoccupante, explique l’un des fils de Saint-Michel-de-l’Attalaye, Me Moïse Eluis, en date du 17 août 2026.
Dans une interview accordée à plusieurs médias dont Fact Checking News (FCN), Me Moïse Eluis lance un appel pressant aux autorités compétentes du pays en vu d’éviter la progression des groupes armés à Saint-Michel-de-l’Attalaye. Selon plusieurs témoignages recueillis dans la région, des individus lourdement armés auraient mené des attaques dans les localités de Mamon et Nan Paul, situées dans la 7e section communale. Des riverains auraient été dépouillés de leurs véhicules, motocyclettes, téléphones portables et autres biens personnels au cours de ces incidents, a déclaré l’homme de droit.
La situation aurait également entraîné des blessures et des pertes matérielles considérables. Un jeune homme aurait été atteint par balle dans le dos. À Fondalzon, plusieurs habitations auraient été incendiées. Des témoins évoquent également la décapitation présumée d’un homme, une information qui, à ce stade, n’a pas pu être confirmée par une source indépendante.
Cette dégradation du climat sécuritaire pousse Me Moïse Eluis à interpeller directement le chef du gouvernement, le directeur général de la police nationale d’Haïti et d’autres concernés de la sécurité nationale, dont le ministre de la Défense. . L’avocat critique ce qu’il considère comme une absence de réponse suffisamment forte de la part de l’État et demande au gouvernement d’adopter des mesures urgentes pour freiner l’expansion des groupes armés.

Plus loin, Me Eluis réclame notamment des directives précises en faveur d’une intervention de la Police nationale d’Haïti (PNH). Il estime que les autorités doivent agir avant que les groupes armés ne consolident davantage leur présence dans la commune et que la situation ne devienne encore plus difficile à contrôler.
Dans plusieurs quartiers et sections rurales, les habitants vivent désormais dans la crainte de nouvelles attaques. La progression de l’insécurité menace les activités quotidiennes et renforce le sentiment d’abandon exprimé par une partie de la population.
Enfin, l’avocat crie au secours, estimant que les habitants de sa ville natale ne pourront pas continuer à vivre dans la peur. Selon lui, si aucune mesure urgente n’est prise, la situation risque de s’étendre au-delà de Saint-Michel-de-l’Attalaye et de toucher d’autres zones de l’Artibonite, notamment Ennery et les Gonaïves.
Fact Chcking News (FCN)

