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Rosemila Petit-Frère évacuée d’urgence après un malaise lors de son audition judiciaire

L’audition de l’ancienne mairesse d’Arcahaie, Rosemila Petit-Frère, s’est abruptement interrompue ce mardi après qu’elle a été victime d’un malaise en pleine séance d’interrogatoire devant le commissaire du gouvernement, Me Fritz Patterson Dorval. Selon des sources judiciaires, l’incident est survenu alors que la prévenue répondait à des questions relatives à une affaire de corruption présumée. Les agents de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) ont aussitôt procédé à son évacuation d’urgence vers un centre médical de la capitale.

Souffrant de complications neurologiques et ayant subi plusieurs interventions chirurgicales à la tête, l’ancienne présidente de la Fédération nationale des femmes maires d’Haïti (FENAFEMH) se trouve dans un état de santé qualifié de précaire. Ses proches dénoncent des conditions de détention inhumaines et discriminatoires, affirmant qu’elle n’aurait pas accès à des soins adaptés à sa situation médicale.

Rosemila Petit-Frère évacuée d’urgence après un malaise lors de son audition judiciaire

Plusieurs organisations féministes se sont élevées contre ce qu’elles considèrent comme une «persécution politique» et un frein à la participation des femmes dans les affaires publiques. Elles réclament sa libération immédiate, estimant que la poursuite de la procédure dans ces conditions met en danger sa vie.

Cette interruption pour raisons médicales n’est pas la première. Le dossier de Rosemila Petit-Frère, poursuivie dans le cadre d’une enquête sur un scandale de corruption à la Caisse d’assistance sociale (CAS), a déjà connu de multiples reports. En 2023, le juge d’instruction Jean Wilner Morin, alors chargé du dossier, n’avait pu l’entendre en raison de son état de santé fragile.

Après un long séjour à l’étranger, notamment au Canada, l’ancienne élue avait été interpellée en République dominicaine avant d’être remise aux autorités haïtiennes le 13 août dernier. Depuis, elle est maintenue à la DCPJ, où elle est entendue dans le cadre de l’enquête en cours.

L’épisode de ce mardi vient ainsi raviver le débat sur les droits des détenus et la lenteur du système judiciaire haïtien, alors que plusieurs voix appellent à un traitement plus humain et à une justice respectueuse des principes fondamentaux de dignité et d’équité.

JJJ / FcnHaiti

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