Quand Alphabet Intime de Clément II BENOÎT S’enracine avec le Collège Elie Dubois

Ce mardi 21 avril, les murs séculaires de l’École Élie Dubois n’ont pas seulement abrité des leçons ; ils ont vibré au diapason d’une émotion rare. À la faveur de la vente-signature du recueil Alphabet intime, l’établissement s’est mué en un sanctuaire de papier et d’encre, où la poésie a déployé ses ailes avec une grâce infinie.
Dans une atmosphère empreinte d’une ferveur feutrée, les élèves ont ouvert leur cœur à l’auteur, Clément II Benoît. Derrière les regards curieux et les sourires esquissés, on devinait une soif de beauté qui dépassait le cadre rigide de l’enseignement classique. Ce fut une véritable immersion dans l’archipel de l’imaginaire, une parenthèse enchantée où la pensée s’est faite chair.

L’éloquence s’est ensuite invitée à la tribune par la voix de Glardine Bruno. L’élève de NS4, s’exprimant au nom de ses pairs, a su trouver les mots justes pour qualifier cette rencontre de « lumineuse et enrichissante ». Elle a témoigné de l’empreinte indélébile laissée par les vers de Alphabet intime, soulignant combien la profondeur des textes avait trouvé un écho dans leur propre sensibilité.
D’autres voix d’élèves sont venues enrichir cette mosaïque d’impressions. Veillard Jose Dorlande (NS2) a confié, avec une simplicité éloquente, que l’activité d’aujourd’hui a été tout simplement extraordinaire, traduisant l’émotion collective ressentie durant cette matinée.

Louis Elisa Linda Paméla (NS4), pour sa part, a évoqué une activité particulièrement intéressante, marquée par le privilège de rencontrer l’un des grands écrivains haïtiens et de découvrir un recueil profondément inspirant, tout en soulignant la joie d’avoir pu faire dédicacer leurs exemplaires. Une journée, selon elle, appelée à rester gravée dans leur mémoire.

Portraitisant Clément II Benoît avec une sincérité touchante, Glardine Bruno a décrit un homme d’une stature inspirante, dont le caractère affirmé n’a d’égal que son dévouement à la cause des lettres. Ses vœux de succès, formulés avec la pureté de la jeunesse, ont résonné comme une promesse d’avenir pour l’auteur.
Clément II Benoît ne se contente pas d’écrire des vers ; il sculpte l’invisible pour donner une voix aux émotions les plus enfouies. Àtravers Alphabet intime, il s’affirme comme un artisan du verbe, capable de transformer la mélancolie en lumière et le silence en musique. Sa présence, empreinte d’une autorité naturelle et d’une grande générosité d’esprit, témoigne d’un engagement total envers la culture et la transmission. Il est de ces auteurs rares qui, par la force de leur plume et la sincérité de leur engagement, parviennent à rendre la littérature accessible, vivante et profondément humaine.
Un immense merci à la direction et à tout le personnel de l’École Élie Dubois pour avoir ouvert les portes de leur institution à cette noble initiative. Votre accueil chaleureux et votre organisation exemplaire ont permis à la poésie de trouver un écrin à sa mesure. Nos remerciements les plus sincères s’adressent également aux élèves : par votre écoute attentive, votre curiosité intellectuelle et la pertinence de vos interventions à l’image des vibrants témoignages recueillis, vous avez prouvé que la jeunesse reste le plus fertile des terreaux pour les idées et les rêves.
Nous adressons nos sincères remerciements à Me E. Jean Baptiste Brown, Mme Marie Petuelle Mombrun, ainsi qu’à l’Ing. Kénold Décimus, Dr. h.c., pour leur précieux soutien à la réussite de cette activité culturelle organisée à l’École Élie Dubois autour du recueil Alphabet intime de Clément II Benoît.
Cette matinée restera gravée dans les annales de l’institution comme un instant de grâce absolue. Au-delà de l’objet-livre, c’est un pont immatériel qui a été jeté entre les générations. Car lorsque la poésie s’invite à l’école, elle ne se contente pas de circuler entre les mains : elle éveille les consciences, irrigue les esprits et fait éclore, peut-être, les vocations de demain.Me Martine Elsie BAZILE

