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Les habitants de Petite- Rivière de l’Artibonite appellent les autorités à renforcer la lutte contre la base « Gran Grif » à Savien

Dans la commune de Petite Rivière de l’Artibonite, la situation devient de plus en plus préoccupante. Malgré la présence visible des forces de l’ordre, les résidents continuent de vivre sous la menace permanente des gangs de Savien, connus sous le nom de « Gran grif ». Les habitants, particulièrement ceux de Laverdures et Bas-Source, expriment leur vive inquiétude face à l’incapacité des autorités à garantir leur sécurité.

Les agents de la Police nationale d’Haïti (PNH) affectés à cette zone se heurtent à des défis majeurs qui compromettent leur efficacité. Les témoignages des habitants rapportent un manque criant de moyens logistiques et un sentiment d’abandon par l’État central. « Ils n’ont pas assez de moyens logistiques. Ils sont oubliés par l’État central », confie un riverain, exprimant son désespoir face à l’avenir incertain de leur commune.

Comme le soulignent plusieurs habitants, la situation actuelle risque de favoriser une recrudescence de la violence, alors que les gangs pourraient se sentir encouragés par le manque d’activités policières effectives. Les résidents craignent que les forces de l’ordre, déjà en difficulté, ne soient poussées à l’abandon devant l’ampleur du défi qui les attend.

La population rivartibonitienne lance un appel urgent aux autorités pour qu’elles interviennent afin de renforcer le soutien aux agents de la PNH. « Nous avons besoin d’aide pour que ces malfrats ne reprennent pas le contrôle de notre commune », implore un habitant, rappelant que le soutien à la sécurité ne repose pas seulement sur les épaules des policiers, mais aussi sur l’engagement des autorités centrales.

Il est d’ailleurs préoccupant de noter qu’aucun soutien logistique n’a été apporté aux agents de la PNH depuis leur retour au commissariat en octobre dernier. Ces derniers dépendent non seulement de l’aide locale mais aussi de la solidarité d’une diaspora qui peine à combler le vide laissé par l’État.

Il est impératif que le haut commandement de la police prenne la mesure des conditions de travail précaires des agents affectés à Petite Rivière de l’Artibonite. Sans une réponse rapide et efficace de l’État central, la situation pourrait s’aggraver, menaçant non seulement la sécurité des habitants mais aussi l’intégrité même de la commune face à la violence armée. Dans un contexte déjà fragile, la population attend avec impatience des actions concrètes qui prouveront que l’État est prêt à prendre ses responsabilités pour protéger ses citoyens.

Jean Joceler JEAN
FcnHaiti

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