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L’archevêque Carlo Maria Viganò exclu de l’église catholique pour avoir rejeté l’autorité du pape

Le Vatican a annoncé le vendredi 5 juillet 2024, l’excommunication d’un archevêque italien ultraconservateur. Ce dernier a été condamné pour « schisme » après avoir rejeté l’autorité du pape François.

Mgr Carlo Maria Vigano, 83 ans, qui avait été convoqué en juin devant la justice du Saint-Siège, a été exclu de l’Eglise catholique en raison de « son refus de reconnaître et de se soumettre au souverain pontife », a indiqué le Dicastère pour la Doctrine de la Foi dans un communiqué.

Mgr Vigano, qui a été nonce apostolique (ambassadeur du Saint-Siège) à Washington de 2011 à 2016 avant de prendre sa retraite, est un accusateur chronique du pape et s’est distingué par de multiples prises de positions houleuses contre son autorité.

Ses sorties médiatiques ont connu un fort écho dans le milieu ultra-conservateur, vent debout contre la vision doctrinale du pape François sur les questions liturgiques ou de société, comme la messe en latin ou l’accueil des personnes LGBT+.

En août 2018, Mgr Vigano avait ainsi provoqué une bombe médiatique en appelant à la démission du pape, en publiant une cinglante liste d’accusations sur sa gestion des violences sexuelles dans l’Eglise. Il l’accusait notamment d’avoir longtemps protégé l’ex-cardinal américain Théodore McCarrick, défroqué en 2019 pour des violences sur mineur.

Pro-Trump et antivax
Un an plus tard, l’ancien secrétaire général du gouvernorat du Vatican avait refait parler de lui en publiant une longue lettre de soutien inconditionnel à Donald Trump, critiquant le confinement pendant la pandémie et justifiant la répression des émeutes aux Etats-Unis. Il avait aussi été à l’initiative d’une pétition appelant à la reprise du culte dans les églises, en jugeant que les mesures sécuritaires autour de la pandémie du coronavirus visaient la liberté religieuse. Ce texte avait été signé par des cardinaux traditionalistes.

Dans des déclarations à la tonalité très complotiste reprenant les théories de la mouvance qAnon et relayées dans les milieux d’extrême droite, Mgr Vigano avait aussi pris position contre le vaccin contre le Covid-19 en s’insurgeant contre la « dictature sanitaire » et la « grande réinitialisation » menée selon lui par les grandes puissances mondiales.

Mgr Vigano avait déjà été condamné en 2018 par un tribunal italien à payer 1,8 million d’euros à son frère handicapé pour une affaire de spoliation familiale.

FCN Haïti avec des sources étrangères

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