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Haïti/Opinion : Le dossier Claude Joseph au regard d’Edwin Paraison, ex Consul d’Haïti en République dominicaine

Entre la République Dominicaine et la République d’Haïti Haïti, deux pays partageant l’Ile d’Hispaniola, les relations ne sont pas toujours au beau fixe. Des querelles de chapelles liées très souvent à des intérêts divers divisent les autorités ou des groupes de citoyens sur certains sujets qui auraient pu être traités, à l’amiable ou à l’aide d’un médiateur. Le dossier opposant l’ancien premier ministre haïtien, M. Claude Joseph, classé par les autorités dominicaines sur une liste au côté de 12 chefs de gangs interdits d’entrée sur leur territoire, n’en n’est pas exempts. Lors d’une interview exclusive accordée à FCNHAITI, l’ancien ambassadeur d’Haïti en République dominicaine et président de la Fondation transfrontalière « Zile » a exposé son point de vue.

L’incident diplomatique mettant aux prises l’ancien chancelier haïtien, Claude Joseph et des autorités dominicaines ne fait qu’alimenter des idéaux nationalistes des deux côtés de l’île et pourrait déboucher sur des situations regrettables. Pour l’instant, on en pas encore la. Mais, le président de la Fondation « Zile », l’ex consul et ex ministre des haïtiens vivant à l’étranger, Edwin Paraison croit qu’il faut mettre les acteurs des deux pays sur une même table en marge d’un grand sommet sous l’égide d’une institution neutre comme médiateur. Il a fait référence dans ce cas, au Vatican, à la structure œcuménique « Religion pour la paix », à une fondation quelconque ou a n’importe quelle université se trouvant de l’une ou de l’autre côté de la frontière. L’idée, dit-il, c’est que par ce processus, les acteurs puissent gérer tous les différends qui les opposent et avancer ensemble dans une ambiance de convivialité.

Claude Joseph et les chefs de gangs

Pour Edwin Paraison, le fait pour les autorités dominicaines de classer l’ancien chancelier haïtien sur une liste aux côtés de plus d’une dizaine de chefs de gangs n’est peut-être pas innocent, tenant compte de la capacité des services secrets dominicains qui sont, selon lui, très actifs. Ajouter a tout cela, Claude Joseph était ministre des affaires étrangères puis premier ministre d’un régime accusé d’avoir gangtérisé le pays. Dans ce cas, il ne serait pas étonnant qu’il existe des liens étroits.

Réaction des autorités haïtiennes

Partant du fait que les relations, entre l’ancien premier ministre Claude Joseph et l’actuel gouvernement, sont tendues, le diplomate haïtien ne croit pas qu’il va y avoir une réaction diplomatique musclée de la part des autorités haïtiennes. S’il devait y en avoir, elle pourrait, selon lui, se limiter à des échanges entre les deux chancelleries à travers des notes ou des correspondances.

Les risques pour les compatriotes haïtiens

Pour le diplomate haïtien, jusqu’à présent nos compatriotes vivant de l’autre côté de l’Ile n’ont pas à s’en faire quant des réactions de représailles de la part des dominicains. Cependant, fait-il valoir, les opérations de capture de migrants illégaux se poursuivront comme à la normale. Edwin Paraison invite les ressortissants haïtiens à se montrer coopératif lorsque les agents de l’immigration les croisent.

Soulignons que les relations entre les autorités dominicaines et l’ancien premier ministre haïtien ont commencé à se dégrader après que Claude Joseph ait réagi à une déclaration du président dominicain, Luis Abinader qui avait présenté Haïti aux yeux de l’international comme un poids pour son pays notamment en matière sécuritaire. Dans sa réaction, l’ancien chancelier avait fait valoir que le problème de l’insécurité touche l’île toute entière et que les autorités des deux pays devaient conjuguer leurs efforts afin, dit-il, de parvenir à bout du banditisme transfrontalier.

FCNHAÏTI

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