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Évasions massives aux prisons de Croix-des-Bouquets et du Pénitencier national

Deux attaques simultanées, menées par des civils lourdement armés, ont frappé le Pénitencier national et la Prison civile de Croix-des-Bouquets, provoquant la fuite de condamnés et de criminels notoires. L’intervention de la Police nationale d’Haiti (PNH) semble avoir été insuffisante face à ces bandits déterminés.

Selon des sources policières, les criminels se sont volatilisés après les assauts perpétrés par la coalition “Viv ansanm” le samedi 2 mars 2024. Les autorités n’ont pas encore communiqué de bilan officiel des dégâts occasionnés.

L’ampleur des évasions dans les deux principaux établissements pénitentiaires du pays était prévisible. Moins de 48 heures avant les attaques, une conversation entre les chefs de gangs, notamment Jimmy “Barbecue” Chérizier et ses acolytes, laissait craindre le pire. Malgré cela, aucune résistance efficace n’a été opposée par la hiérarchie de la PNH pour contrer les plans des bandits.
Parmi les détenus disparus figurent des individus impliqués dans des affaires sensibles telles que l’assassinat de Jovenel Moise, à l’instar de Jean Laguel Civil et Dimitri Hérard. En revanche, les mercenaires colombiens ont choisi de rester confinés dans leurs cellules, selon leur avocat et leur déclaration vues dans une vidéo sur les raisons sociaux.

Après l’attaque contre le Pénitencier national, la prison civile de Croix-des-Bouquets a également été la cible des groupes armés. Des gangs ont ouvertement affronté les forces de l’ordre, facilitant ainsi la fuite des milliers de prisonniers. La situation soulève des interrogations sur la capacité des autorités à assurer la sécurité dans le système carcéral du pays ainsi la responsabilité des dirigeants au plus au niveau de l’État.

Pour l’heure, le bilan des évadés de la prison civile de la Croix-des-bouquets n’est pas encore connu.

La rédaction

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