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Après plusieurs années de service au sein de la PNH, Geraldine Lucea choisit de tourner la page

Après plusieurs années passées au sein de la Police Nationale d’Haïti (PNH), Geraldine Lucea annonce sa démission de l’institution. Dans une lettre adressée à l’institution policière et dans un message chargé d’émotion, de reconnaissance et de nostalgie, Mme Lucea revient sur son parcours, son attachement à l’uniforme et les raisons qui l’ont finalement conduite à choisir une nouvelle voie.

Entrée dans la police le 19 septembre 2018, Geraldine Lucea explique avoir initialement envisagé son passage au sein de la PNH comme une étape de son parcours professionnel. Elle pensait y rester quelques années, le temps d’acquérir de l’expérience et une certaine stabilité économique. Au fil du temps, cette perception a toutefois évolué. L’uniforme, le métier de policier et surtout la possibilité de servir son pays ont progressivement pris une place importante dans sa vie. Elle dit avoir intégré l’institution très jeune, avec de nombreuses ambitions et l’envie de démontrer que les femmes peuvent pleinement assumer des responsabilités dans le secteur de la sécurité.

« Je voulais servir d’exemple pour montrer que les femmes ont leur place dans tous les domaines », explique-t-elle, soulignant son désir de contribuer à combattre les stéréotypes liés à la présence des femmes dans les métiers traditionnellement associés aux hommes. Mais son parcours au sein de la PNH n’a pas été exempt de déceptions. Elle affirme avoir parfois eu le sentiment que les efforts consentis et les capacités de certains agents n’étaient pas suffisamment reconnus. Malgré ces difficultés, elle dit avoir choisi de persévérer, convaincue que son travail finirait par porter ses fruits. Aujourd’hui, elle estime qu’il est temps pour elle de prendre une autre direction.

Geraldine Lucea exprime sa reconnaissance envers les policiers qu’elle a rencontrés au cours de ses années de service, ainsi qu’envers ceux qui l’ont soutenue, encouragée et accompagnée. Elle profite également de son message pour rappeler que les policiers sont avant tout des êtres humains, avec des familles, des rêves, des difficultés et des préoccupations. Elle appelle à davantage de soutien et d’accompagnement à leur égard.

L’ancienne policière dit souhaiter voir un jour une PNH plus forte, capable de donner à chaque agent les moyens et le soutien nécessaires pour accomplir sa mission avec dignité et fierté. Même si elle quitte officiellement l’institution, elle assure que la PNH restera toujours dans son cœur.

« Je ne sais pas où la vie me conduira encore, mais je sais une chose avec certitude. Je n’oublierai jamais d’où je viens », écrit-elle, avant de conclure avec un message d’espoir : «Nous nous recroiserons sur la route».

Faut-il dire que dans sa lettre adressée au directeur général de la PNH, l’ancienne policière joint notamment un accusé de réception de la lettre de remise de matériels, marquant ainsi les démarches liées à son départ de l’institution.

FCN/Haïti

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