TPS des Haïtiens aux États-Unis : le parti Providence réclame une protection renforcée de la diaspora

La situation du Statut de protection temporaire, TPS, accordé à des ressortissants haïtiens aux États-Unis place une nouvelle fois la diaspora face à une profonde incertitude. Pour le parti politique Providence, cette question ne relève pas uniquement de la politique migratoire américaine. Elle interpelle directement la responsabilité de l’État haïtien envers ses citoyens établis à l’étranger.
Dans une note consacrée à la situation des bénéficiaires du TPS, Providence réaffirme sa solidarité avec la communauté haïtienne des États-Unis. Le parti estime que la diaspora ne saurait être réduite à son rôle économique ou à l’importance de ses transferts de fonds. Elle constitue, selon lui, une composante à part entière de la Nation haïtienne et doit bénéficier d’une politique publique structurée en matière de protection diplomatique, juridique et institutionnelle.

Providence appelle ainsi à une mobilisation accrue de la diplomatie haïtienne. Port-au-Prince devrait, selon cette formation politique, multiplier les démarches auprès des autorités américaines, du Congrès, des élus locaux et des organisations internationales afin de rechercher des solutions permettant de protéger les familles concernées.
Le parti propose également la mise en place d’un mécanisme permanent de protection de la diaspora. Celui-ci pourrait réunir les ambassades, les consulats, des avocats spécialisés en droit migratoire ainsi que les organisations haïtiennes implantées aux États-Unis. L’objectif serait de permettre aux ressortissants haïtiens confrontés à des difficultés migratoires de bénéficier d’un accompagnement institutionnel.
Pour Providence, la crise actuelle révèle toutefois une problématique plus profonde. La protection durable de la diaspora reste étroitement liée à la capacité d’Haïti à renforcer ses propres institutions et à créer les conditions d’un développement économique et social durable.
Le parti défend, à cet égard, une transformation stratégique reposant notamment sur la restauration de la souveraineté nationale, le renforcement des institutions, une nouvelle politique de sécurité, le développement de la production nationale, la création d’emplois et une réforme du système économique et monétaire.
La santé, l’éducation et la construction d’un État-providence figurent également parmi les priorités avancées par Providence. La formation politique plaide par ailleurs pour une participation plus importante des Haïtiens vivant à l’étranger aux décisions qui engagent l’avenir du pays.
Selon la note, la diaspora doit être représentée, consultée et associée aux grands choix nationaux. Elle ne devrait pas intervenir uniquement à travers les transferts financiers, mais participer pleinement à la définition des politiques publiques et aux efforts de reconstruction nationale.
Le parti adresse enfin un message aux Haïtiens établis aux États-Unis : leur sécurité, leur dignité et leurs droits doivent constituer des priorités de la politique extérieure d’Haïti.
Après des décennies de soutien financier et social à leur pays d’origine, Providence estime que les Haïtiens de l’étranger doivent pouvoir compter sur un État capable, à son tour, de défendre leurs intérêts.
JJJ / FcnHaiti

