Ducis: les bœufs meurent par dizaines, les paysans lancent un SOS aux autorités

À Boula, première section communale de Ducis, une épidémie d’origine encore inconnue frappe durement le bétail paysan. En l’espace de quelques jours, plusieurs bœufs sont morts dans des circonstances jugées inquiétantes, plongeant les agriculteurs dans l’angoisse. Face à la gravité de la situation et aux risques sanitaires potentiels, l’Organisation des Jeunes Progressistes pour le Développement du Sud (OJEPRODS) lance un appel pressant aux autorités compétentes, notamment aux ministères de la Santé publique et de la Population (MSPP) et de l’Agriculture des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR).
Alors qu’Haïti est déjà asphyxiée par une insécurité persistante, une crise sanitaire aux contours de plus en plus inquiétants est en train de prendre forme. Selon des informations recueillies, le département du Sud se retrouve désormais confronté à une nouvelle urgence, qui vient aggraver un contexte national déjà profondément fragilisé. Dans la localité de Boula, première section communale de Ducis, l’inquiétude ne cesse de grandir face à une épidémie qui décime le bétail paysan, pilier de l’économie rurale.
Depuis plus d’une semaine, les paysans assistent, impuissants, à la mort successive de leurs bœufs, souvent sans signes visibles de maladie. Selon un recensement effectué le dimanche 8 février, le comité de l’Organisation des Jeunes Progressistes pour le Développement du Sud (OJEPRODS) fait état d’au moins dix bêtes déjà perdues, un chiffre qui pourrait s’alourdir si aucune mesure n’est rapidement prise.

Vu l’importance capitale du secteur de l’élevage dans le Sud du pays, un appel pressant est lancé au ministère de la santé publique et celui de l’agriculture. Dans cette région où le bétail constitue à la fois une source essentielle de revenus, un moyen d’épargne et un pilier de la sécurité alimentaire, toute menace pesant sur ce secteur a des répercussions directes sur la survie des communautés rurales.
Aujourd’hui, face à l’épidémie animale signalée dans la commune de Ducis, l’inquiétude des éleveurs ne cesse de grandir. La mort inexpliquée de bœufs, en l’absence d’un encadrement vétérinaire adéquat, met en péril non seulement les moyens de subsistance des paysans, mais aussi la santé publique, en raison de la commercialisation potentielle de viande issue d’animaux malades.
C’est dans ce contexte que l’Organisation des Jeunes Progressistes pour le Développement du Sud (OJEPRODS), aux côtés des éleveurs, interpelle les autorités sanitaires et agricoles afin qu’une intervention rapide soit engagée. Pour cette organisation communautaire de base, le déploiement de médecins vétérinaires, la mise en place de mesures de contrôle et un accompagnement technique d’urgence sont jugés indispensables pour endiguer la crise et préserver un secteur vital pour l’économie du département du Sud.
Il revient désormais aux ministères concernés, notamment ceux de la Santé publique et de l’Agriculture, de répondre avec diligence à cet appel urgent. Après le SOS lancé par l’OJEPRODS pour venir en aide aux paysans de Boula confrontés à une épidémie animale dévastatrice, la population attend des mesures concrètes et immédiates. Chaque jour qui passe sans intervention aggrave le risque pour le bétail, menace les moyens de subsistance des familles rurales et accroît le danger sanitaire pour les consommateurs. L’urgence est claire. Les autorités doivent agir rapidement afin d’éviter une catastrophe économique et sanitaire dans le Sud.
FCN/Haïti
