Devant la violence des gangs, la DINEPA réclame un couloir humanitaire pour la distribution de l’eau potable au niveau de la population

*Cela fait neuf jours la région métropolitaine de Port-au-Prince vit des moments noirs marquées par des incendies et des actes de pillages des centres commerciaux et institutions publiques au niveau de plusieurs communes dans la zone métropolitaine. Cette situation de violence qui a débuté, le 29 février 2024, a été multipliée durant toute la semaine, empêchant à la Direction nationale d’eau potable et d’assainissement (DINEPA), de répondre à sa mission en matière de la distribution de l’eau potable à la population.
Au niveau de la Croix-des-Bouquets, Clercine et de Tabarre, plusieurs forages de la DINEPA sont dysfonctionnels le fait que les opérateurs sont dans l’impossibilite de deplacer. « Les opérateurs ne peuvent pas se rendre à ces forages à cause de la détérioration de la situation sécuritaire du pays. A Tabarre 68, nous avons 2 groupes électrogènes de 800 kilowatts, les opérations ne peuvent pas y accéder et, nous avons de sérieux problèmes pour approvisionner d’autres zones situées dans la région métropolitaine de Port-au-Prince », a expliqué le DG de la DINEPA, Guito Édouard dans une interview accordée à l’agence Le Filet, précisant que ces dispositifs avaient l’habitude de fournir plus de 8 millions de gallons d’eau par jour.
Devant cette menace qui plane sur la population haïtienne, le numéro 1 de la DINEPA a réclamé l’ouverture d’un couloir humanitaire, afin de permettre à la DINEPA de mener son travail en toute quiétude dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, c’est-à-dire de s’approvisionner la population en eau potable.
Toujours dans ses interventions, il a appelé à la protection des employés de la DINEPA, ainsi que ses infrastructures dans le pays. « Peu importe votre appartenance sociale et politique, nous avons tous besoin de l’eau pour vivre, car le corps humain à besoin de cette précieuse liquide pour se réhydrater chaque jour », a déclaré M Edouard pour attirer l’attention des bandits qui sèment la terreur.
FCN Haïti
