Des déplacés de Carrefour-Feuilles Protestent contre le MENFP qui les considère comme une menace

Des barricades enflammées ont été érigées à l’intersection des rues Cameau et Capois à Port-au-Prince par des familles déplacées de Carrefour-Feuilles occupant plusieurs établissements Scolaires depuis plus dun mois. Elles expriment leur mécontentement, lors dune manifestation ce mercredi 4 octobre, face à ce que le Ministère de l’éducation nationale les considèrent comme une menace imminente, elles doivent être expulsées de leur refuge à l’école nationale République du Brésil, des lycées Marie-Jeanneet Cinquantenaire.
La source du mécontentement réside dans les informations selon lesquelles les autorités envisageraient de les expulser afin de permettre la reprise des activités scolaires dans ces établissements. Les résidents déplacés affirment que les autorités leur ont fixé un ultimatum impératif, les sommant de quitter les lieux d’ici ce jeudi 5 octobre pourtant ils n’ont ni moyens, ni résidence, ni espoir, expliquent-ils.
Leurs préoccupations ne se limitent pas à ces écoles spécifiques, car ils rapportent que d’autres déplacés, hébergés dans différentes écoles de Port-au-Prince, dont le lycée Jean Jacques, sont également concernés par cette échéance imminente.

“Nou menm pèp kafoufey, nou vle retounen lakay nou. Nou mande otorite yo fè nou jwenn mwayen, bannou sekirite nou epi kreye bon kondisyon pou gen lapè paske nou pa viv nan sityasyon sa jodi a nan abri pwovizwa yo. Nou se moun, nou vle viv tankou moun”, ont déclaré des protestataires à un reporter du journal.
La tension monte dans la région, et les barricades enflammées bloquant les rues témoignent de l’exaspération croissante des anciens résidents de Carrefour-Feuilles. Ils demandent que leurs voix soient entendues et que des solutions alternatives soient trouvées pour garantir leur logement et leur sécurité.
Les autorités du MENFP n’ont pas encore répondu publiquement aux revendications des manifestants, mais la situation reste tendue à l’approche de la date limite du 5 octobre. Les observateurs locaux surveillent de près l’évolution de cette serie de manifestations et espèrent qu’un dialogue constructif pourra prévenir toute escalade de la situation catastrophique.
La rédaction

