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Crise en Haiti : 33 États de l’OEA se mobilisent pour un soutien coordonné et concerté au pays

33 États membres de l’Organisation des États Américains (OEA) ont publié le 9 septembre 2025, une déclaration conjointe appelant la communauté internationale à renforcer et mieux coordonner son soutien à Haïti, confronté à une crise sécuritaire et institutionnelle grave.

Signée par des pays comme le Canada, les États-Unis, le Brésil, le Mexique et l’Argentine, ainsi que par plusieurs États des Caraïbes et d’Amérique centrale et du Sud, cette déclaration souligne l’urgence d’une mobilisation régionale pour soutenir la stabilité haïtienne. Elle fait suite à la résolution AG/RES. 3039, adoptée lors de la 55e Assemblée générale de l’OEA, qui recommandait déjà des mesures concrètes pour sortir le pays de l’impasse.

Les signataires pointent la violence généralisée des gangs armés et des groupes criminels, qui menace directement la vie des citoyens, leurs droits fondamentaux et la sécurité de la région. Face à cette situation, ils appellent à un renforcement du soutien international à la sécurité, dans le respect de la souveraineté haïtienne.

Parmi les mesures proposées, la mise en place d’un Bureau d’Appui des Nations Unies pour Haïti (BANUH) et la transformation de la Mission multinationale de soutien à la sécurité (MMSS) en une force permanente, chargée d’épauler les autorités haïtiennes dans la restauration de l’État de droit, sont mises en avant. Le Kenya, actuellement à la tête de la MMSS, ainsi que les pays caribéens et latino-américains ayant fourni du personnel, sont salués pour leur engagement.

La déclaration rappelle cependant que la sécurité seule ne suffira pas. Il est crucial de s’attaquer aux causes profondes de l’instabilité, comme la pauvreté, la corruption, la fragilité des institutions, les inégalités sociales et l’exclusion des groupes vulnérables.

Les États membres appellent ainsi à une action coordonnée entre l’OEA, la CARICOM et les Nations Unies, fondée sur le respect du leadership haïtien et des droits humains. Ils citent des initiatives comme SECURE-Haïti, qui vise à renforcer la Police nationale d’Haïti (PNH), ainsi que le fonds fiduciaire de l’ONU pour soutenir le déploiement de la force multinationale approuvée par le Conseil de sécurité.

La déclaration insiste sur un point : la sortie de crise doit être conduite par les Haïtiens eux-mêmes. La communauté internationale ne peut jouer qu’un rôle de soutien, sans se substituer aux acteurs locaux.

À travers cet appel, l’ensemble du continent envoie un message clair, Haïti ne peut plus attendre. Une action urgente, coordonnée et cohérente est nécessaire pour l’avenir de millions d’Haïtiens et pour la stabilité de toute l’Amérique.

Fact Checking News (FCN)

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