Grève des syndicats et enseignants : COPLASÉHQ annonce une trêve et reste vigilant

Dans le cadre de la grève générale lancée par plusieurs organisations syndicales du système éducatif haïtien et celles des enseignants, une trêve stratégique est observée après l’entente trouvée entre le gouvernement haitien et les initiateurs de la grève. Selon la Coalition des Plateformes et des Syndicats pour une Éducation Haïtienne de Qualité (COPLASEHQ), cette décision n’est pas une carte blanche donnée au gouvernement, mais un acte d’engagement visant le retour à la normale des activités scolaires à travers tout le pays.
Sadrac CASIMIR, commissaire national du COPLASEHQ, lors d’une conférence de presse ce mardi, a fait un rappel sur l’ensemble des signes annonciateurs de la grève générale lancée récemment. Selon ses dires, les autorités ,notamment le ministre de l’éducation nationale, n’avaient pas pris en considération ses revendications qui sont justes pour une éducation de qualité. » Cette très n’est pas une carte blanche donnée au gouvernement, mais un acte d’engagement. C’est une trêve stratégique. Si rien n’est fait pour respecter leurs engagements, nous retournerons à la Grève jusqu’à la prise en considération nos revendications », a déclaré M. Casimir.

Patique Antoine SAINTILMAR, également commissaire national du COPLASEHQ, a précisé que l’État s’est engagé à garantir la mise en place des catégories de postes à partir de février prochain. Il a également souligné l’importance de l’engagement de l’État en matière d’assurance santé, promettant un soutien aux syndicalistes. Malgré la signature d’un protocole d’accord avec le gouvernement, Casimir a insisté sur le fait que cela ne doit pas être perçu comme un chèque en blanc. Bien que COPLASÉHQ reconnaisse les efforts de l’exécutif, le syndicat demeure ferme quant à ses autres revendications, notamment l’alignement des salaires des enseignants du premier et du deuxième cycle fondamental avec ceux des enseignants du troisième cycle et du secondaire. Cette demande concerne également les directeurs d’écoles fondamentales, dont les salaires doivent être alignés sur ceux des directeurs de lycées.

Revendications Salariales et Augmentation des Salaires
Un point crucial de la déclaration de COPLASÉHQ concerne l’ajustement salarial. Le syndicat a fait remarquer que l’État n’a pas encore été clair à ce sujet, bien que Casimir ait accordé le bénéfice du doute au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, en raison de la façon dont celui-ci s’est engagé moralement dans le protocole d’accord. Il a averti le chef du gouvernement que si aucune mesure concrète n’est prise, une grève pourrait être déclenchée de manière automatique.
Dans une autre avancée, le Ministre de l’Éducation Nationale, Antoine Augustin, a proposé de former une commission intersyndicale pour aborder un certain nombre d’autres revendications, notamment celles relatives aux nominations. Casimir a reconnu que le ministre a signé un grand nombre de lettres de nomination, et la commission désignée aura trois niveaux : communal, départemental et national, afin d’assurer que seules des personnes qualifiées soient nommées pour les postes, notamment ceux d’enseignants en classe.
Promesse de Paiement des Arriérés Salariaux
Concernant les arriérés de salaires, l’État a pris l’engagement de solutionner cette situation avant la fin de février, soulevant ainsi les espoirs des syndicalistes. En effet, le gouvernement a jusqu’à fin février pour respecter ces engagements, faute de quoi la grève pourrait reprendre dès le mois de mars.
Appel à l’Action
Monsieur Casimir a lancé un vibrant appel à tous les enseignants du pays les incitant à rejoindre leurs salles de classe et à inviter leurs élèves à travailler, tout en assurant que le syndicat suivra de près les engagements pris par le gouvernement. La COPLASÉHQ souhaite ardemment un dialogue constructif et une réelle avancée pour garantir une éducation de qualité pour tous les haïtiens.
Cet appel à l’action et cette volonté de dialogue soulignent l’importance cruciale d’une éducation de qualité en Haïti, élément fondamental pour le développement et l’avenir du pays.
Jean Joceler JEAN
FcnHaiti

