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Chili : la ministre de la justice oblige de présenter sa démission après libération de plusieurs malfrats sur les grâces présidentielles

Le président du Chili, Gabriel Boric, a confirmé, samedi 7 janvier, qu’il avait accepté la démission de sa ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Marcela Ríos dans le cadre de la controverse sur les grâces accordées aux personnes condamnées lors de la flambée sociale qui a précédé l’arrivée de Boric au pouvoir.

Le 30 décembre, sur les recommandations de sa ministre de la Justice, le président Boric gracie treize personnes au lieu des onze initialement prévues. Parmi elles, un repris de justice, déjà condamné pour de multiples vols et cambriolages. Cette libération provoque un tollé dans l’opposition qui compte déposer plainte contre la ministre de la Justice, Marcela Ríos, dès lundi. La ministre a devancé le dépôt de la plainte en démissionnant.

C’était l’une des promesses de campagne de Gabriel Boric : accorder la grâce aux personnes condamnées lors de la flambée sociale en 2019, qui a précédé son arrivée au pouvoir. La police avait violemment réprimé ces manifestations de masse contre les inégalités et la hausse du coût de la vie, faisant 30 morts et 400 blessés. Des centaines de manifestants avaient été placés en détention de manière arbitraire, d’autres avaient été inculpés, selon la ministre de la justice.

Par Eben-Ezer Delice
FCN-Haiti avec RFI

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