Aux Nations unies, la société civile haïtienne dénonce un racisme systémique contre les migrants haïtiens

Genève–La voix de la société civile haïtienne a résonné avec force au siège des Nations unies, à l’occasion de la cinquième session de l’Instance permanente des personnes d’ascendance africaine. Représentée notamment par Colette Lespinasse, la délégation a interpellé la communauté internationale sur la persistance du racisme visant les migrants haïtiens, en particulier aux États-Unis et en République dominicaine.
Lors de son intervention, le 16 avril, la militante a dénoncé l’instrumentalisation du racisme comme levier d’exploitation économique et de contrôle social. Selon elle, de nombreux États continuent de tirer profit d’une main-d’œuvre migrante précarisée avant de la rejeter, dans un contexte global marqué par la montée des discours xénophobes.
Pointant du doigt la situation en République dominicaine, elle a évoqué des pratiques de profilage racial conduisant à des arrestations arbitraires et à des expulsions massives de personnes perçues comme haïtiennes. Entre 20 000 et 30 000 individus seraient ainsi renvoyés chaque mois vers Haïti, y compris des ressortissants dominicains noirs, victimes de discriminations fondées sur leur apparence.

Dans ce contexte, Organisation des Nations unies est appelée à renforcer ses mécanismes de protection et à contraindre les États à respecter leurs engagements internationaux en matière de droits humains.
JJJ / FcnHaiti

