Trafic d’organes et corruption: le Collectif contre la corruption salue l’avancée judiciaire et dénonce les menaces visant les défenseurs de la transparence

Le Collectif contre la corruption salue l’arrivée au cabinet d’instruction du dossier relatif au trafic d’organes, à la corruption et aux abus de pouvoir, une étape jugée majeure et salutaire dans la lutte pour la transparence et le rétablissement de l’État de droit en Haïti.
Dans un communiqué rendu public ce lundi, le Collectif rappelle qu’il figure parmi les organisations plaignantes dans cette affaire visant notamment Moïse Jean-Charles, Walson Sanon, Betty Lamy et leurs associés, poursuivis pour corruption aggravée, détournement de fonds publics et trafic d’influence. Ces faits, selon le Collectif, ont été commis au préjudice de la nation haïtienne.
Malgré le climat d’intimidation, de menaces et de pressions politiques qui entoure ce dossier, les responsables de l’organisation félicitent la justice haïtienne pour sa décision de poursuivre l’instruction. «Cette démarche ravive l’espoir d’une justice indépendante, capable de faire triompher la vérité et la responsabilité publique», peut-on lire dans la note.
Menaces contre des défenseurs de la transparence dont un journaliste anticorruption
Le Collectif dénonce par ailleurs les menaces et actes d’intimidation dont serait victime le journaliste Djovany Michel, secrétaire général du Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC).
Présenté comme une figure emblématique du combat pour la vérité et la transparence, Michel ferait l’objet de pressions en raison de son engagement dans la dénonciation des pratiques corruptives.
Face à cette situation, le Collectif appelle les autorités judiciaires, la Police nationale d’Haïti, la communauté internationale ainsi que les organisations de défense des droits humains à garantir la sécurité du journaliste et de tous les militants engagés dans la lutte contre la corruption.
«Nous réaffirmons notre détermination inébranlable à accompagner le processus judiciaire jusqu’à son terme et à soutenir toutes les institutions et personnalités qui choisissent la voie de l’honnêteté, de la transparence et de la justice», conclut la déclaration, signée par William Evens Josma, coordonnateur général du Collectif contre la corruption.
FcnHaïti

