Soleil et brouillard, miroir sombre de la nation haïtienne

Soleil et Brouillard
Par Ronald Jean Francois
Si les personnages politiques sont cocasses dignes d’une comédie qui ne peut-être que celle de notre triste boulevard « Lassaline » l’histoire et le comportement mafieux de nos dirigeants actuels sont un drame assez suffisant par la souffrance qu’ils dégagent à soulever l’indignation de tous les fils et filles de la patrie commune, marqués par la guerre des gangs faisant d’eux leurs proies sur tout le territoire national. Les haïtiens, malgré la présence sur le sol d’une force militaire, ne verront pas le soleil de la liberté où un triomphe éventuel de la justice. L’étroitesse inspiration des dirigeants parachutés par le triangle de la mort (la communauté internationale, coupe avec rage les ponts de toute sortie de crise.

L’histoire n’a pas de sympathie pour ceux qui marchent dans le brouillard. Si du haut de leur perchoir bien confortable des chefs se croient autorisés à décider du sort, du péril de tout un peuple, il restera toujours une voix qui indiquera la route vers la raison, mais l’entendra –t-on? En 1986, le général Henri Nemphy, alors que le pays s’enlisait dans un chao total déclara sur les tribunes des Nations Unies que tout va bien en Haïti que son visage reflétait la nature du pays économiquement solide après les mouvements revendicatifs populaires ayant renversé Jean Claude Duvalier.
38 ans plus tard, le Président Edgard Leblanc Fils, avocat de profession, ancien Président du Senat, répétait les mêmes mots dans un même esprit à la CARICOM, à la surprise générale des Haïtiens.
Les communs des mortels, quelques minutes croient que le conseil vienne de signer la sentence des déplacés, des handicapes, des chômeurs et étudiants pour glorifier les porteurs de deuil, travailleurs infatigables assoiffés de sang, qui, en toute impunité trainent dans la boue Haïti.
Les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets; Haïti bien qu’indépendante depuis 1804 ne produit après les années 86 que des punaises politiques… des sangsues qui n’attendent même pas qu’il fasse nuit pour abreuver le sang du peuple devenu somnambule… bref, ils ont fabriqués leur propre brouillard en plein soleil. Ces buveurs de sang pourrissent nos vies, sussent les énergies et l’avenir de nos enfants- La pudeur est bannie sous nos yeux impuissants, leurs larbins assassinent la destinée de la nation dans cet épais brouillard.
Auteur: Ronald Jean François

