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Rentrée des classes fixée pour le 5 septembre: le pays n’est pas prêt selon l’OCNH

À trois semaines de la réouverture des classes, l’Organisation des citoyens pour une nouvelle Haïti (OCNH) se dit inquiète face à la reprise des activités scolaires prévues pour le 5 septembre 2022. Dans une note de presse publiée ce vendredi 12 août, cette structure de la défense des droits humains a estimé que la rentrée des classes n’est pas possible vue la conjoncture actuelle du pays, marquée par l’insécurité, la crise de carburant , la cherté de la vie entre autres.

La rentrée des classes s’approche et l’OCNH craint pou la sécurité des écoliers. Dans sa note d’inquiétude autour de la situation du pays, l’OCNH dit constater que depuis des mois, la multiplication des sanglants affrontements entre les groupes armés dans les quartiers populaires, un embouteillage monstrueux dans les rues de la capitale en raison de la distribution de carburant dans des pompes à essence, la dépréciation de la gourde et la rareté du carburant qui font augmenter considérablement les prix des produits de première nécessité.

Rentrée des classes fixée pour le 5 septembre: le pays n'est pas prêt selon l'OCNH
Le diretoire de l’OCNH/ Phot Archives

Alors qu’on a prévu la rentrée des classes pour le 5 septembre prochain. Une rentrée qui d’après l’OCNH n’est pas possible, vu la dégradation du climat sécuritaire et la cherté de la vie qui prévalent dans le pays, particulièrement dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.

Pour justifier ses dires, l’OCNH cite les données de de l’Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique, laissant entendre que le taux de l’inflation s’est rapproché du niveau de 30% et l’indice des prix à la consommation a connu une variation de 29% en juin 2022.

Fort de ce constat, l’OCNH estime difficile la reprise des activités scolaires à la date fixée par le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle soit le 5 septembre 2022 en raison de la violence des gangs armés, du faible pouvoir d’achat de la population qui assure sa survie au quotidien et de la complexité de la circulation. Toutefois, l’Organisation des Citoyens pour une Nouvelle Haïti (OCNH) rappelle qu’il est de la responsabilité de l’État de garantir la protection des écoles et l’accès à l’éducation dans les situations d’urgence, et qu’une éducation de qualité doit être sa priorité essentielle.

Tenant compte que le droit à l’éducation est indispensable à l’exercice et la jouissance des droits humains, ainsi qu’à la construction de la démocratie et de l’État de droit, considérant que le droit à l’éducation est consacré par la Déclaration Universelle des droits de l’homme (article 26), le Pacte International relatif aux Droits sociaux, économiques et culturels, ratifié par Haïti le 31 janvier 2012 , et la Constitution haïtienne (article 32 et suivants) ainsi, l’Organisation des Citoyens pour une Nouvelle Haïti (OCNH) demande à l’État Haïtien de prendre les dispositions nécessaires pour aider les enfants à jouir du droit à l’éducation.

Aussi bien, elle a saisi de l’occasion pour inviter les acteurs politiques à tout mettre en œuvre en vue de trouver un accord consensuel sur la réalisation des élections dans les délais techniquement possibles, en passant par la mise en place d’un Conseil Electoral Provisoire (CEP) et d’obtenir aussi un accord minimal sur la gestion du vide institutionnel auquel fait face le pays.

FCN Haïti

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