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Quatre candidats en lice pour succéder à Antonio Guterres à la tête de l’ONU

Les auditions des candidats au poste de secrétaire général des Nations unies ont débuté mardi 21 avril. Quatre personnalités sont en compétition pour prendre, à partir de janvier 2027, les rênes d’une organisation fragilisée par une crise profonde. Le Sénégalais Macky Sall, l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, la Costaricaine Rebeca Grynspan et l’Argentin Rafael Grossi.

Macky Sall, ancien président du Sénégal, met en avant le lien entre paix et développement, mais sa candidature souffre d’un manque de soutien régional. Michelle Bachelet, ex-haut-commissaire aux droits de l’Homme, défend son expérience internationale malgré des critiques venues de Pékin et de Washington. Rebeca Grynspan, actuelle secrétaire générale de la Cnuced, s’appuie sur son rôle dans la négociation de l’Initiative de la mer Noire. Enfin, Rafael Grossi, directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique, insiste sur un retour aux bases fondatrices de l’ONU.

La tradition voudrait que le poste revienne à l’Amérique latine, mais rien n’est garanti. Le choix final dépendra des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, détenteurs du droit de veto. À ce jour, aucune femme n’a jamais dirigé l’organisation, et plusieurs États plaident pour que cette élection marque un tournant historique.

Cette élection illustre les tensions géopolitiques actuelles. Les États-Unis ont déjà prévenu que le futur secrétaire général devra être en phase avec leurs valeurs et leurs intérêts, tandis que la Chine et la Russie observent avec attention les profils en lice. Le résultat dépendra donc autant des qualités des candidats que des équilibres diplomatiques entre grandes puissances.

Enfin, les quatre postulants croient qu’il nécessaire de restaurer la confiance envers une ONU affaiblie, confrontée à une crise financière et à des critiques sur son efficacité. Le prochain secrétaire général devra incarner une vision capable de réconcilier les trois piliers de l’organisation, paix, droits humains et développement, afin de redonner à l’ONU un rôle central dans la gouvernance mondiale.

FCN/Haïti

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