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OCNH/Rapport sur la Situation de la PNH: Des agents fonctionnent avec des badges expirés depuis 6 ans

Suite à une enquête réalisée autour de fonctionnement des agents de force de l’ordre, l’Organisation des Citoyens pour une nouvelle Haïti (OCNH) a présenté un tableau sombre de la situation des policiers. Dans ce rapport intitulé « Accessibilité des agents de la PNH aux droits économiques, sociaux et culturels », l’OCNH a fait savoir qu’au sein de la Police nationale d’Haïti (PNH), il y a des agents qui fonctionnent avec des badges expirés depuis cinq (5) ou six (6) ans.

Dans son 2e rapport publié sur les conditions de travail des Policiers (ères) en Haïti, l’Organisation des Citoyens pour une Nouvelle Haïti (OCNH)
attire l’attention de la population et des autorités concernées et met l’accent sur les conditions de travail des
policiers (ères) qui ont un impact sur les droits humains.

À la lumière des données collectées auprès des policiers (ères) de différentes unités de la PNH, des membres de syndicats de la PNH
et des agents de monitoring, l’OCNH dit constater que l’Etat ne prend pas de mesures pour garantir les droits économiques, sociaux et culturels des agents de
la Police Nationale d’Haïti, conformément à la loi du 29 novembre 1994 en auxiliaire des
pouvoirs publics.

Dans le cadre de ses activités de monitoring, l’OCNH dit recenser, à Port-au-Prince et
dans les villes de province, en ce concerne les équipements, les agents de la PNH doivent se procurer, par leurs propres moyens, des outils de
travail tels que uniformes, gilets pare-balles, casques, menottes et munitions lorsque
ceux qui leur ont été remis par l’institution sont abimés ou perdus.

Toujours selon le rapport, le prix informel de la boîte de munitions varie entre 100 et 120 dollars américains. Et certains agents de la PNH fonctionnent avec des badges expirés depuis cinq (5) ou six
(6) ans.
pour l’impression des badges des agents de la PNH, cela accuse beaucoup de retard. Certains
agents reçoivent seulement deux (2) badges en 13 ans de service. Parfois, certains policiers fonctionnent avec des documents contenant de graves erreurs
relatives à leur données personnelles (le policier a un groupe sanguin O+, mais O- sur
son badge).
Avec des badges frappés de péremption, des policiers donnent des contraventions à des
chauffeurs en possession de permis de conduire périmés sur oute l’étendue du territoire national, de l’avis de l’OCNH.

Promotion
A en croire l’OCNH, s’agissant de l’augmentation de grade, elle constitue une source de corruption inquiétante et se fait sans
révision de salaire. La promotion de certains agents de la PNH serait effectuée sur la
base d’accointance. « Lè w nan polis, lekòl tou kanpe pou ou » ! Il est très difficile pour les policiers-ères de poursuivre leurs études à cause de leur horaire de travail et des faibles moyens économiques dont ils disposent.
Avec un horaire de 12 heures de temps au minimum, les policiers ont un manque de temps pour leurs activités personnelles.

Salaire
Mal logés, mal payés et sous-equipés, les policiers-ères passent plusieurs mois sans percevoir leur salaire, tandis qu’ils sont obligés de se rendre régulièrement à leur poste. Il y a des agents de la PNH qui n’arrivent pas à subvenir aux besoins de leurs foyers avec
un salaire allant de vingt-et-un à vingt-cinq mille gourdes le mois », se plaint l’OCNH, soulignant que leurs enfants sont souvent renvoyés des établissements scolaires faute de moyens financiers pour payer à
temps les frais exigés.

Et le pire, le fonctionnement inadapté de l’institution, les dettes énormes envers des hôpitaux, les longs retards au niveau des factures, incitent des responsables de centres hospitaliers à refuser l’admission des policiers victimes d’attaques ou d’accidents, nécessiteux de soins. Ils exigent parfois une somme d’argent comme garantie.
Des policiers sont morts à cause du refus des centres hospitaliers, d’accepter l’assurance accordée par la Police Nationale d’Haïti. Pourtant, les policiers méritent d’être protégés contre
l’insécurité, la maladie, les accidents sur les lieux de leur travail ou sur la route de leur
travail.

Face à ces multiples anomalies, l’OCNH voit la nécessité de renforcer la PNH afin qu’elle puisse être plus efficace dans ses interventions. Elle a aussi plaidé en faveur d’une liaison entre les bases de données de l’OFATMA et la PNH.

FCN Haïti

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