« Nous avons besoin des femmes de combat, pas de femmes de quotas » : une invitation à repenser le leadership féminin de Djina Guillet Delatour

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, ce dimanche 8 mars 2026, a phrase Madame Djina Guillet Delatour, a procédé un discours mobilisateur visant la participation des femmes dans la vie politique des femes.
« Nous avons besoin des femmes de combat, pas de femmes de quotas », prononcée par Djina Guillet Delatour, suscite une réflexion profonde sur la place réelle des femmes dans les espaces de décision et sur la nature de leur participation dans la vie publique.

À travers cette déclaration, l’idée centrale est claire : la présence des femmes dans les sphères de pouvoir ne doit pas être réduite à une simple exigence statistique ou à une obligation formelle destinée à satisfaire des normes d’inclusion. Au contraire, la participation féminine doit avant tout reposer sur la compétence, l’engagement et la capacité à influencer les décisions qui façonnent la société.
Dans de nombreux pays, les politiques de quotas ont été instaurées pour corriger les déséquilibres historiques entre les hommes et les femmes dans les institutions politiques, économiques et administratives. Si ces mécanismes ont parfois permis d’ouvrir des portes longtemps fermées aux femmes, ils sont aussi critiqués par certains qui estiment qu’ils peuvent conduire à une représentation symbolique plutôt qu’à une participation réellement transformative.
C’est précisément ce que semble souligner Djina Guillet Delatour en évoquant la nécessité de « femmes de combat ». Par cette expression, elle met en avant des femmes capables de défendre des idées, de porter des luttes et de s’imposer dans les débats publics avec conviction et courage. Une femme de combat n’occupe pas une fonction simplement pour satisfaire une exigence administrative ou politique : elle agit, propose, influence et contribue activement à transformer les réalités sociales.
L’histoire offre de nombreux exemples de femmes dont l’engagement a marqué leur époque. Qu’il s’agisse de militantes, de responsables politiques, d’enseignantes, d’entrepreneures ou d’actrices de la société civile, leur leadership s’est souvent illustré par la détermination à faire évoluer les mentalités et à défendre la justice sociale.
Dans le contexte haïtien, cette réflexion prend une dimension particulière. Les femmes jouent un rôle essentiel dans les communautés, l’éducation, l’économie informelle et les organisations sociales. Pourtant, leur représentation dans les espaces formels de décision demeure encore limitée. Le défi consiste donc non seulement à élargir l’accès des femmes à ces espaces, mais aussi à encourager l’émergence d’un leadership féminin fort, capable de participer pleinement aux grandes orientations du pays.
La déclaration de Djina Guillet Delatour apparaît ainsi comme un appel à dépasser la logique purement quantitative pour privilégier une participation fondée sur la vision, la compétence et l’engagement. Car, au-delà des chiffres, ce sont les actions, les idées et la capacité à défendre l’intérêt collectif qui définissent la véritable influence.
En définitive, cette réflexion rappelle que le progrès social ne dépend pas uniquement de la présence des femmes dans les institutions, mais de la force de leur engagement. Des femmes conscientes de leur valeur, prêtes à défendre leurs convictions et à ouvrir la voie aux générations futures, constituent souvent l’un des moteurs les plus puissants du changement.
FCNHaĩti

