Nord: des cantines scolaires aux saveurs locales pour 1 200 élèves, le PNCS tient sa promesse

Le Programme National de Cantines Scolaires (PNCS) poursuit son engagement envers les enfants haïtiens en leur garantissant un accès équitable à une alimentation scolaire de qualité. Dans le cadre de la mise en œuvre d’un protocole d’accord signé avec la compagnie agroalimentaire Mèt Fèy Vèt, 1 200 élèves issus de deux écoles fondamentales du département du Nord ont bénéficié de leur tout premier repas chaud de la journée de classe, dans un geste alliant nutrition, inclusion sociale et développement local.
Les établissements concernés dans cette nouvelle phase sont l’École Fondamentale de Filles Fanelie François et l’École Jean XXIII. Lors de la réouverture de l’année scolaire, ces établissements ont accueilli les équipes du PNCS pour ce lancement. Le menu proposé lors de cette première distribution était à la fois simple et profondément enraciné dans la culture haïtienne : acassan, cassave et manba (beurre d’arachide local). Un trio riche en nutriments, mais aussi en valeur symbolique, car il témoigne de la volonté de promouvoir une alimentation scolaire reposant sur des produits locaux et accessibles.




D’après le titulaire du PNCS, cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’accord de partenariat établi entre le PNCS et Mèt Fèy Vèt, entreprise dirigée par Harry Nicolas, mieux connu sous le nom de Mèt Fèy Vèt. Très impliquée dans la transformation et la valorisation des produits agricoles haïtiens, la compagnie se veut un acteur clé dans le renforcement des liens entre agriculture locale et politiques sociales.
La cérémonie de lancement s’est tenue en présence de plusieurs personnalités, dont Me Kévenot Dorvil, Coordonnateur Général du PNCS, Me André Pierre, Coordonnateur départemental du Nord, ainsi que M. Harry Nicolas dit Mèt Fèy Vèt.
Prenant la parole devant les élèves, les enseignants et les représentants locaux, Me Dorvil a réaffirmé l’engagement du PNCS à appliquer rigoureusement les principes de la Politique et Stratégie Nationale de l’Alimentation Scolaire (PSNAS 2024–2030). « Notre objectif est que chaque élève en Haïti, peu importe sa zone géographique, puisse recevoir un repas chaud, équilibré et nutritif chaque jour d’école. Cela passe par la transparence dans la gestion, la qualité nutritionnelle des repas, et un appui réel aux producteurs agricoles haïtiens », a-t-il déclaré.
En s’associant avec des entreprises comme la compagnie de transformation et de production des produits agricoles de Mèt Fèy Vèt, le PNCS adopte un modèle de coopération public-privé visant à créer un cercle vertueux. C’est-à-dire, les écoles reçoivent des repas de qualité, les enfants restent à l’école et étudient dans de meilleures conditions, tandis que les agriculteurs locaux bénéficient de débouchés stables pour leurs produits.


Pour Harry Nicolas, ce partenariat représente bien plus qu’un contrat de livraison. Il s’agit d’un acte de foi en l’avenir du pays. « En nourrissant les enfants avec les produits de notre terre, nous faisons revivre notre agriculture, nous renforçons notre économie et nous participons à bâtir un avenir plus sain et plus stable pour toute la nation», a expliqué Mèt Fèy vèt.
Cette initiative s’impose comme une réponse concrète à la fois au problème de la malnutrition infantile et à la déscolarisation liée à la pauvreté. Elle constitue également une avancée significative vers l’autonomie alimentaire et le développement rural, deux objectifs stratégiques pour Haïti dans les années à venir.
Avec cette nouvelle phase de déploiement dans le Nord, le PNCS démontre que la cantine scolaire peut être un véritable moteur de changement social. Le repas servi devient ainsi bien plus qu’un simple plat, il est porteur d’avenir, de dignité et d’espoir pour toute une génération.
FCN/Haïti

