Nomination controversée au service des passeports: le RHAJAC monte au créneau et exige des révocations

Le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) tire la sonnette d’alarme après la confirmation au poste de responsable du service des passeports en République dominicaine de Madame Katherine Cassy Chéry, épouse de l’ancien sénateur Nenel Cassy. Une nomination jugée «scandaleuse» par le réseau, compte tenu des allégations qui pèsent sur le couple.
Dans une note publiée ce lundi, le RHAJAC se dit «plus que choqué» de constater que le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a maintenu cette décision, malgré, selon le Réseau «les dossiers criminels en cours et les sanctions américaines prononcées contre elle et son mari pour leurs connivences avec les terroristes ».
Selon le RHAJAC, Katherine Cassy et son époux seraient des «ponts entre le Premier ministre et les principaux chefs terroristes de la capitale». Ils sont également cités dans des dossiers de corruption, de complot contre la sûreté de l’État et d’assassinats.
Le réseau rappelle qu’un avis de recherche a été émis contre l’ex-sénateur Nenel Cassy par la Police judiciaire le 18 février 2025. Par ailleurs, les deux conjoints ont été sanctionnés par les États-Unis le 11 décembre 2023, et Nenel Cassy l’a également été par le Canada en mars 2023, pour des faits liés au financement des violences armées en Haïti.
Autre point soulevé par le RHAJAC: la posture du commissaire du gouvernement Frantz Monclair, accusé de s’être exempté d’une convocation de la Police judiciaire en se plaçant sous la protection d’un commissaire loyal au Premier ministre. «En raison de son rôle auprès du Premier ministre, le commissaire Monclair a préféré se rendre au carré du commissaire nommé par son patron, afin de bénéficier de sa protection», dénonce la note.
Face à ce qu’elle qualifie de «dérives graves au sommet de l’État», l’organisation réclame la révocation immédiate de Madame Katherine Cassy Chéry, mais aussi celle du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, du ministre de l’Intérieur Paul Antoine Bien-Aimé, et du commissaire du gouvernement Frantz Monclair, pour «connivences avec les terroristes».
FcnHaïti
