Mirebalais: des gangs armés imposent leur présence à la fête patronale de Saint Louis Roi de France

La fête patronale de Saint Louis Roi de France, traditionnel rendez-vous religieux et culturel de Mirebalais, a été marquée cette année par la présence ostentatoire de gangs armés du groupe Viv Ansanm, confirmant les craintes exprimées depuis plusieurs semaines par la société civile locale.
Des alertes ignorées
Le Mouvement Point Final avait, dès le début du mois d’août, alerté le gouvernement et le nouveau directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), Vladimir Paraison, sur les menaces de groupes armés qui avaient annoncé leur intention de participer aux festivités du 25 août. Malgré ces mises en garde, aucune mesure dissuasive n’a été prise, déplore l’organisation.
« La présence des gangs armés à la fête patronale de Mirebalais constitue le premier grand échec du nouveau DG de la PNH », a déclaré Ulysse Jean Chenet, coordonnateur général du mouvement Point Final.

Des festivités sous tension
Dès le week-end précédent, les « Talibans » de Jeff Canaan, alliés au groupe Viv Ansanm, avaient multiplié les préparatifs dans la ville. Le jour de la fête, ils se sont imposés dans l’espace public, profanant un événement qui, historiquement, rassemble les Mirebalaisiens autour de leurs traditions spirituelles et culturelles.
Pendant que de nombreux habitants survivent dans des camps de déplacés internes dans des conditions précaires, les gangs ont profité de la patronale pour accentuer leurs exactions. Selon Point Final, plusieurs maisons et entreprises de paysans ont été pillées, et des dizaines d’habitations détruites à Lascahobas, accentuant l’insécurité dans tout le département du Centre.
Un climat d’impuissance généralisée
Cette nouvelle démonstration de force des groupes armés illustre, selon l’organisation, l’incapacité des autorités haïtiennes à contenir la progression des gangs dans la région. « C’est une situation intenable », souligne le communiqué, rappelant que la population civile reste la principale victime de la furie criminelle.


Le Mouvement Point Final appelle à une réponse immédiate et coordonnée pour empêcher la banalisation de la violence armée dans des espaces symboliques tels que les fêtes patronales, au cœur de l’identité culturelle et religieuse du pays.
FcnHaïti

