Manifestation au Tchad: le bilan s’alourdit, plus de 50 morts et 300 blessés enregistrés

Haute tension au Tchad, des affrontements entre police et manifestants ont provoqué une « cinquantaine de morts et plus de 300 blessés », jeudi 20 octobre 2022, a annoncé le Premier ministre tchadien Saleh Kebzabo lors d’une conférence de presse.
Plusieurs centaines de manifestants sont descendus dans les rues de N’Djamena pour réclamer une accélération de la transition après l’arrivée au pouvoir l’an dernier de Mahamat Déby, fils du président Idriss Déby décédé en avril 2021. La police a tiré des grenades lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour tenter de disperser les différents rassemblements à travers la ville. Le gouvernement affirme que les forces de l’ordre n’ont fait que riposter et se défendre.
Le Premier ministre tchadien Saleh Kebzabo a dénoncé une tentative de soulèvement armé pour prendre le pouvoir et a affirmé que les responsables des violences seraient traduits en justice. Il a déclaré que les manifestants étaient considérés comme des rebelles.
Ces affrontements se déroulent après la prolongation pour deux ans de la « transition » qui devait s’achever ce jeudi. Mais fin septembre, Mahamat Idriss Déby a finalement été maintenu à la tête de l’État jusqu’à des élections libres et démocratiques, censées se tenir à l’issue d’une deuxième période de transition et auxquelles il pourra se présenter.
Par Eben-Ezer Delice
FCN-Haiti avec AFP

