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L’OEA appelle au dialogue avec les gangs, le CPT refuse toute concession

La situation sécuritaire en Haïti continue de susciter de vives inquiétudes, alors que des divergences notables émergent entre l’Organisation des États américains (OEA) et le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) quant aux mesures à adopter face à la montée des groupes armés. Cette crise, marquée par la violence et l’insécurité persistantes, appelle à des réponses stratégiques adaptées, mais les positions des deux entités semblent irréconciliables.

Dans une déclaration officielle, le nouveau Secrétaire général de l’OEA, Albert Ramdin, a proposé d’envisager un dialogue avec les gangs comme une piste potentielle pour sortir de l’impasse. Il souligne l’importance d’une approche englobante, intégrant non seulement le renforcement de la Police nationale d’Haïti (PNH) et le déploiement d’une force multinationale, mais aussi la participation active de tous les acteurs concernés. Ramdin qualifie cette stratégie de « réaliste », en reconnaissance de la complexité du terrain haïtien.

Cependant, la réaction du CPT, par l’intermédiaire de son conseiller, Leslie Voltaire, a été tout sauf timide. Dans un message publié sur son compte X (anciennement Twitter), il a exprimé une ferme opposition à toute forme de négociation avec les groupes armés, qualifiant cette approche de « inacceptable ». « Haïti ne saurait envisager de dialogue avec des terroristes », a-t-il affirmé. Il a mis en lumière le drame quotidien vécu par la population haïtienne, évoquant les policiers et soldats tombés, les familles déracinées et les enfants contraints de dormir dans la rue.

L’OEA appelle au dialogue avec les gangs, le CPT refuse toute concession

Voltaire a plaidé pour une réponse rigoureuse face à ces menaces, insistant sur le fait que les bandits armés doivent être confrontés sans aucune concession. Pour lui, l’établissement de la paix et la protection des droits fondamentaux du peuple haïtien passent par une stratégie ancrée dans la justice et la reconstruction d’institutions solides. Son message est clair : « C’est la voie que nous suivrons, avec ceux qui partagent cette vision. »

Cet affrontement de positions met en exergue les tensions qui existent entre une logique diplomatique, souvent perçue comme insuffisante par ceux qui vivent la violence au quotidien, et l’impératif d’agir avec fermeté et résilience. Alors que la communauté internationale s’efforce d’appuyer les efforts de redressement en Haïti, trouver un équilibre entre pragmatisme politique et exigence de justice demeure l’un des défis majeurs pour l’avenir immédiat de la nation. La quête d’une solution durable au conflit et à la violence constitue un enjeu fondamental pour la paix et la stabilité en Haïti.

FcnHaïti

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