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Levée de boucliers contre le pacte de gouvernabilité, qualifié de menace pour la transition

La contestation s’intensifie autour du pacte de gouvernabilité de la transition. Réunies au sein de l’Initiative du 24 avril, du Grand Bloc du Peuple, de l’Opposition plurielle, de l’Accord Karibe, du DEHFI et de MP-18, les organisations signataires du protocole d’engagement du 14 janvier ont exprimé, dans un communiqué au ton ferme, leur rejet de cet accord qu’elles estiment en décalage avec les attentes populaires. Elles dénoncent un nouvel arrangement politique qui, selon elles, fait l’impasse sur les priorités sécuritaires, institutionnelles et sociales du pays.

Dans ce document rendu public, les organisations dénoncent la signature, entre amis, d’un pacte qu’elles présentent comme la continuité des arrangements politiques ayant, selon elles, conduit à l’impasse actuelle. Ces plateformes politique signataires estiment que ce nouvel accord reproduit les mêmes pratiques qui ont paralysé la transition et contribué à l’affaiblissement des institutions.

D’autant plus, les signataires dressent un bilan sévère des cinq dernières années marquées par l’instabilité, rappelant l’absence de résultats concrets en matière d’infrastructures, de sécurité et de renforcement de l’État. Ils évoquent également l’enlisement du dossier PetroCaribe et la détérioration des conditions de vie de la population, contrainte pour une grande part à l’exil ou à la précarité.

Levée de boucliers contre le pacte de gouvernabilité, qualifié de menace pour la transition

Qualifiant la démarche de haute trahison, ces regroupements accusent certains acteurs politiques de privilégier l’accès aux postes et aux privilèges au détriment de l’intérêt général. Une posture qui, selon eux, alimente l’insécurité et prolonge l’instabilité.

Refusant de rester spectateurs, les signataires lancent un appel à la responsabilité des dirigeants politiques afin qu’ils rompent avec la logique de partage du gâteau et placent la nation au-dessus des intérêts de groupe. Ils exhortent également la population à la vigilance, estimant que ce pacte ne répond ni aux aspirations à la paix ni aux revendications sociales.

En lieu et place de ces arrangements, les dirigeants des plateformes politiques préconisent l’ouverture d’un dialogue national inclusif orienté vers la restauration de l’autorité de l’État, le rétablissement de la sécurité, l’apaisement des souffrances sociales et l’organisation, dans les meilleurs délais, d’élections crédibles et acceptées par tous.

À travers cette prise de position, les signataires du protocole du 14 janvier entendent se poser en défenseurs d’une transition qu’ils souhaitent recentrée sur les priorités nationales et la volonté populaire, à l’heure où les négociations politiques continuent de susciter de vives tensions.

FCN/Haïti

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