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Levée de boucliers contre le gouvernement Ariel Henry dans la région métropolitaine de Port-au-Prince et des villes de province

Dans plusieurs communes de la région métropolitaine de Port-au-Prince, les activités sont totalement paralysées, cet après-midi jusque dans la soirée du lundi 12 septembre 2022. À Delmas, à Pétion-Ville, à Port-au-Prince, entre autres, des mouvements spontanés étaient remarqués. De nombreux artères sont bloqués par des individus qui protestent contre la misère, l’insécurité et l’annonce faite de la primature relatif à l’ajustement des prix des produits pétroliers sur le marché.

Si la commune s’est réveillée très calme dans la matinée ou les activités fonctionnaient normalement, cet après-midi plusieurs artères étaient bloques. Un mouvement qui se situe dans la continuité des séries de mobilisations enclenchées par des organisations a travers tout le pays pour exiger le départ du premier ministre Ariel Henry. Un chef du gouvernement qui, au lieu d’apaiser la misère de la population en proie a l’insécurité, au kidnapping, a la mauvaise gouvernance et à une politique économique libérale portant les membres du secteur privé des affaires à spéculer sur les prix des produits de première nécessité et le taux de change au détriment de la masse.

Ainsi, après son adresse à la nation annonçant la nécessité d’ajuster les prix des produits pétroliers sur le marché, la situation s’est embrasée notamment dans la commune de Delmas. En effet, du carrefour de l’aéroport a Delmas 75, un mouvement spontané a éclaté. Des barricades de pneus enflammes et tout autres matériaux étaient constatées au travers les rues dans plusieurs points de la commune. « Ariel Henry n’a plus sa place dans le pays. Depuis son arrive à la tête du gouvernement qu’il dirige avec les membres du SDP et consorts la situation n’a fait que s’empirée a tous les niveaux », indique un protestataires soulignant qu’il est temps pour la grande majorité de la population de se réveiller et se battre pour son mieux-être.

« Ariel Henry est parti pour rencontrer des investisseurs mais c’était strictement dans le but de finir avec ce restait dans le pays. Il n’a guère de pitié pour la population souffrance et essaie de l’anéantir », scande à haute voix un protestataire avec pneus et un bidon rempli de gazoline à l’intersection de Delmas 47.

Même les motos ne pouvaient pas circuler sur l’autoroute de Delmas du carrefour de l’Aéroport jusqu’à Pétion-ville, à chaque coin on pouvait remarquer des groupuscules d’individus parmi eux des curieux. Toutefois, une bonne partie d’entre se dit adhérer à ce mouvement de lever de bouclier puisque, selon eux, la situation est intenable. « On ne peut pas continuer à accepter des bandits légaux nous prennent tous en otage. A nous tous on parviendra à les vaincre », dit une mère accompagnée de son enfant qui, selon ses dires, ne sais même s’il ira à l’école cette année.

Des mouvements similaires étaient signalés dans d’autres endroits de la capitale et des zones avoisinantes. Il s’agit, en outre, de Pétion-ville, de la Croix-des-Bouquets, de Cabaret, de Kenscoff ou d’épaisses fumées noires provenant de barricades de pneus enflammés étaient remarquées.

Si le premier ministre s’était rendu aux États-Unis pour rencontrer en catimini de potentiels investisseurs, à un moment où le pays faisait face à des manifestations de colère sur tout le territoire national, il n’est sans doute pas revenu avec de l’espoir. Au lieu de ça, il complique encore plus la situation. Haïti n’est, probablement, pas loin, d’un émeute de la faim. Et comme, Jacques Édouard Alexis en 2008, le neurochirurgien n’est pas de se démettre de ses fonctions mais avec près de 3 milliard de gourdes empoché pour des opérations d’apaisement sociales qui, plus de trois (3) mois après été annoncées n’est toujours pas atterri au sein de la population.

Il convient de souligner que mise à part la région métropolitaine de Port-au-Prince, l’annonce de l’augmentation des prix du carburant à la pompe a provoqué une levée des boucliers à travers tous les coins du pays. Une situation qui a paralysé le commerce, l’administration publique et le secteur informel.

FCNHAÏTI

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