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La sélection senior féminine humiliée pendant la fenêtre FIFA d’octobre 2026

Deux matchs, deux défaites, douze buts encaissés : les Grenadières ont vécu une fenêtre FIFA cauchemardesque face au Japon et à l’Australie. Au-delà de ces résultats alarmants, c’est le travail de la sélectionneuse Pia Sundhage qui se retrouve au centre des interrogations. La Fédération haïtienne de football (FHF) l’avait-elle recrutée pour assister à un tel effondrement collectif ?

Battue 5-1 par le Japon, puis lourdement dominée 7-1 par l’Australie, la sélection senior féminine haïtienne a montré des signes inquiétants de fragilité. Si affronter des nations de ce calibre représente une occasion de progresser, encore faut-il que ces confrontations permettent d’identifier des solutions et de constater des améliorations. Or, la seconde défaite n’a guère rassuré.

Douze buts encaissés en deux rencontres : le chiffre est difficile à ignorer. Les lacunes défensives, le manque de cohésion et les difficultés à contenir les offensives adverses soulèvent des questions sur la préparation de l’équipe et les choix tactiques du staff technique. Après le revers contre le Japon, les Grenadières étaient attendues sur leur capacité à réagir. Le résultat face à l’Australie a plutôt accentué les inquiétudes.

La sélection senior féminine humiliée pendant la fenêtre FIFA d’octobre 2026

La responsabilité de Pia Sundhage mérite donc d’être examinée. Son expérience internationale avait suscité des attentes et placé la barre haut. Mais quel bilan peut-on tirer de son travail lorsque l’équipe peine à maintenir son équilibre et encaisse autant de buts en deux matchs consécutifs ? Où se trouve l’identité de jeu que cette sélection est censée construire ? Et surtout, quelles corrections ont été apportées entre les deux rencontres ?

La FHF, qui a fait le choix de confier les rênes de la sélection à une technicienne de cette envergure, doit également assumer sa part de responsabilité dans le suivi du projet sportif. Recruter une entraîneuse réputée ne suffit pas : il faut des objectifs clairs, une évaluation rigoureuse et des résultats qui témoignent d’une progression collective.

Bien entendu, deux matchs ne suffisent pas à condamner définitivement un projet. Mais ils imposent des explications, particulièrement lorsque les défaites sont aussi lourdes. Les matchs amicaux servent à préparer les échéances importantes, pas à banaliser les insuffisances. Les Grenadières ont besoin d’une défense plus solide, d’un collectif mieux organisé et d’un plan de jeu adapté à leurs qualités.

Finalement, est-ce vraiment pour voir la sélection senior féminine encaisser douze buts en deux matchs que la FHF avait recruté Pia Sundhage ? La question est provocatrice, certes, mais les résultats de cette fenêtre FIFA imposent un véritable débat sur les ambitions de la Fédération, les choix de son staff technique et l’avenir du projet sportif des Grenadières.

Giovanni D. BIEN-AIME

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