Les femmes haïtiennes disent « Assez ! » et exigent une sortie de crise conforme à la Constitution de 1987

À quelques jours de la fin du du mandat conditionnel du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), prévue pour le 7 février 2026, les organisations féminines faisant partie de la Coalition des Femmes Haïtiennes pour la Paix et la Stabilité (COFEHPS), montent au créneau et lancent un appel solennel visant une sortie de crise basée sur la Constitution de 1987.
L’échéance du CPT marque un tournant décisif pour Haïti, plongée depuis plusieurs années dans une crise institutionnelle profonde. Depuis la caducité du Parlement en janvier 2020, puis l’assassinat du président Jovenel Moïse le 7 juillet 2021, le pays vit sous des régimes de transition successifs. Après le gouvernement de fait dirigé par Ariel Henry, le Conseil Présidentiel de Transition, installé en 2024, n’a pas réussi à restaurer l’ordre, la sécurité ni à ouvrir la voie à des élections crédibles.

Un État effondré, une population meurtrie
Le constat dressé par la COFEHPS montre la faiblesse de l’État haïtien, l’augmentation des groupes armés qui étendent leur emprise sur une très grande partie du territoire. Quartiers paralysés, axes stratégiques contrôlés, institutions publiques dysfonctionnelles et la violence est devenue le quotidien de millions d’Haïtiens. Les femmes et les enfants sont les premières victimes.
Des centaines de milliers de déplacés internes vivent dans des conditions inhumaines ;
Des milliers de citoyens sont contraints à l’exil ;
Les violences sexuelles, utilisées comme arme de terreur, se multiplient ;
Des enfants sont enlevés ou assassinés ;
Une jeunesse sans perspective sombre dans la violence, pendant que des dirigeants sans conscience, jugés déconnectés, s’accrochent à leurs privilèges.
Les femmes refusent la fatalité
Face à cette situation alarmante et à l’expiration imminente du mandat du pouvoir transitoire, les organisations féminines refusent toute solution de façade. Elles rejettent par avance tout nouvel « arrangement de salon » visant à redistribuer le pouvoir entre élites politiques sans légitimité populaire ni fondement constitutionnel.
Pour la COFEHPS, l’heure n’est plus aux calculs partisans. L’échec des partis politiques à proposer une issue crédible à la crise impose un retour strict à la légalité constitutionnelle, seule source de légitimité et de stabilité durable pour Haïti aujourd’hui.
La Cour de Cassation comme boussole constitutionnelle
Pour sauver la nation, la Coalition appelle la Cour de Cassation à jouer pleinement son rôle constitutionnel dans la gestion d’une nouvelle transition politique àl’inscar de la transition de 1990 avec la juge Ertha Pascal-Trouillot et en 2004 avec le juge Boniface Alexandre, périodes durant lesquelles la Cour avait travaillé avec tact et avait réussi une transition apaisée jusqu’à la réalisation des élections crédibles et démocratiques.
Selon la COFEHPS, le juge appelé à diriger cette transition doit être régulièrement nommé, garantissant ainsi une légitimité populaire indirecte, une indépendance réelle et une probité morale incontestable, légalement licenciés en droit, mentalement aptes à exercer leurs fonctions, autonomes et indépendants dans leurs décisions judiciaires, exempts de toute influence ou commandite, et jouissant d’une bonne réputation au sein de leur communauté d’origine. L’obtention d’un vote favorable du Sénat confère à ces magistrats une légitimité populaire de second degré, les sénateurs tenant eux-mêmes leur mandat du suffrage du peuple.
Les revendications de la COFEHPS
En conséquence, les femmes haïtiennes exigent :
- Le strict respect de la Constitution dans toutes les démarches de sortie de crise ;
- L’implication active, effective, ct décisionnelle des femmes dans les discussions politiques, afin d’aboutir à une sortie de crise inclusive, crédible et souveraine avant le 07 février 2026.
- Le soutien des institutions nationales et des partenaires internationaux à la Cour de Cassation pour appliquer, sans délais les dispositions constitutionnelles en cas de vacance du pouvoir exécutif.
- Nous exigeons l’application de notre Loi-Mère par le choix, au sein de la Cour (le Cassation, d’un juge régulièrement nommé pour conduire la transition politique, C’est la voie constitutionnelle qui mènera à la stabilité, à la sécurité et à l’organisation d’élections crédibles et particip la seule voie pour sauver Haïti, prise au piège depuis trop longtemps politiciennes et les ennemis de la République.
L’arrêt immédiat des violences contre les civils, en particulier les femmes et les enfants ;
Le respect strict de la Constitution de 1987 dans toutes les démarches de sortie de crise ;
La participation pleine, active et décisionnelle des femmes aux discussions politiques, en vue d’une transition inclusive avant le 7 février 2026 ;
Le soutien des institutions nationales et des partenaires internationaux à la Cour de Cassation pour l’application sans délai des dispositions constitutionnelles en cas de vacance du pouvoir exécutif.
Un appel national et international
À travers cette déclaration, la COFEHPS, qui regroupe plus d’une trentaine d’organisations féminines issues de tous les départements du pays, appelle les forces vives de la Nation ainsi que la communauté internationale — ONU Femmes, BINUH, CARICOM, OEA, OIF, corps diplomatiques à soutenir cet impératif de légalité et de sauvegarde de l’État de droit.
Pour les signataires, la Constitution n’est pas une option, mais la seule voie capable de ramener la sécurité, la stabilité et d’organiser des élections crédibles.
En conséquence, la COFEHPS demande :
- L’arrêt immédiat des violences contre les civils, en particulier les femmes et les enfants ;
- Le strict respect de la Constitution dans toutes les démarches de sortie de crise ;
- L’implication active, effective, et décisionnelle des femmes dans les discussions politiques, afin d’aboutir à une sortie de crise inclusive, crédible et souveraine avant le 07 février 2026.
- Le soutien des institutions nationales et des partenaires internationaux à la Cour de Cassation pour appliquer, sans délai, les dispositions constitutionnelles en cas de vacance du pouvoir exécutif.
Nous exigeons l’application de notre Loi-Mère par le choix, au sein de la Cour de Cassation, d’un juge régulièrement nommé pour conduire la transition politique. C’est la voie constitutiontwllétst(ii.v mènera à la stabilité, à Ja sécurité et à l’organisation d’élections ctédibles et la seule voie pour sauver Jda’iti, prise au piège depuis trop longtemps pat’ politiciennes et les ennemis de la République.
La Coalition des Fenunes Haïtiennes pour la Paix et la Stabilité appelle toutes les forces vives de la nation et les partenaires internationaux à soutenir cet impératif de légalité et du sauvegarde de l’État de droit contre le chaos absolu, concluent-elles à travers la note portant signature de :
Marie Roselore AUBOURG, Coordonnatrice MOFEDGA (Grand’ Anse)
Merope PAUL, Coordonnatrice ACINOSEIA (Port-et-Prince, Jérémie)
Yavelina JEAN MARIE, Présidcntc COFDNO (Jean-Rabel ; Boston, Massachussetts) Tel : +1
Bejana VALCY, Présidente RECI-DES-DROITS (Léogânc, Delmas)
FCNHAÏTI

