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Les administrateurs : bête-noire du directeur général de l’INARA, selon des employés de l’institution


Le premier directeur de l’INARA a eu, en 21 ans, qu’un seul administrateur dans son équipe. Le 2e en a connu deux mais en moins de cinq ans, l’actuel directeur général de l’Institut National de la Réforme Agraire, Eberle Armand, a eu trois administrateurs dans son staff. Des cadres qu’il a, à chaque fois, cherché à écarter.


Des soupçons de corruption et de népotisme pèsent sur l’actuel directeur général de l’Institut National de la Réforme Agraire (INARA), Eberle Armand, dénoncé par plusieurs employés, dont des anciens cadres de l’institution. Certains d’entre eux appellent les autorités compétentes, dont l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) ainsi que les ministères de l’agriculture et des finances, à diligenter une enquête autour de sa gestion à la fois comme directeur général et comme ancien responsable de la direction départementale du Plateau Central.


En cinq ans à la tête de l’INARA, M. Armand a acquis la réputation d’un directeur qui n’arrive pas à s’entendre avec ses administrateurs. Le premier avec lequel il a travaillé, a été obligé de quitter la boîte pour ne pas avoir à faire des choses s’apparentant à des « infractions ». Les administrateurs sont des techniciens qui ont des responsabilités vis-à-vis de la loi et qui doivent rendre des comptes, a indiqué à notre rédaction, l’un des administrateurs de l’INARA sous l’ère Armand. On ne peut pas exécuter n’importe quelle demande du directeur général, nous a-t-il fait savoir, soulignant que lorsque ce genre de situation arrive, le directeur vous considère comme un élément de blocage au lieu de chercher à se conformer à la loi.


Il vous met alors tout sur le dos et vous accuse de refuser de collaborer, renchérit notre interlocuteur, ajoutant que, vu qu’il sait qu’il n’a pas aucun motif legal de vous renvoyer, il peut vous faire transférer ou vous mettre en disponibilité.
Mis en disponibilité sans solde, c’est justement la « sanction » qu’il a infligée à une administratrice qui, pourtant, n’a jamais été blâmée, nous a fait savoir une source.


Nous avions contacté l’intéressée mais elle n’avait pas souhaité faire de commentaire sinon qu’elle ne fera jamais quelque chose d’illégale et qu’elle s’en remet à la justice divine.
En 16 ans de carrière à l’INARA, je n’ai jamais reçu de blâme, affirme cette dame, membre de l’Ordre Professionnel des Comptables Agréés d’Haïti (OPCAH).
Elle n’a pas voulu non plus confirmer, ni infirmer d’ailleurs, qu’elle a été sanctionnée pour avoir refusé de répondre favorablement à une demande de remboursement formulée par le directeur général.

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