Le président du Honduras accusé de trafic de drogue par la justice américaine
À New York, le procès d’un trafiquant de drogues pourrait incriminer le président du Honduras. Élu en 2014, Juan Orlando Hernández est soupçonné d’avoir aidé à faire passer de la cocaïne vers les États-Unis et d’avoir reçu des dizaine de milliers de dollars en retour.
Le président du Honduras, Juan Orlando Hernández, aurait utilisé l’armée et les services de sécurité de son pays pour protéger des narcotrafiquants. Un procureur fédéral de New York l’a affirmé lors de son réquisitoire en ouverture du procès de Giovanni Fuentes, un trafiquant de drogue présumé.
« Les gringos en auront plein les narines »
Selon le procureur, le président hondurien aurait reçu des pots-de-vin pour faciliter le trafic de drogue de son pays vers les États-Unis. Cette version est appuyée par un témoin-clé qui assure avoir entendu le président Hernández dire à Giovanni Fuentes qu’il transportait « tellement de cocaïne vers les États-Unis que les gringos [les Américains] en auront plein les narines ».
Giovanni Fuentes avait été arrêté à Miami l’année dernière. Les procureurs new-yorkais considèrent le président Hernandez comme un complice, même s’il n’est pas inculpé pour l’instant.
Le président dénonce des accusations sans fondement. Il assure que son administration a démantelé de nombreux cartels et que sa politique anti-drogue lui vaut aujourd’hui de nombreux ennemis qui tentent de l’incriminer. Les avocats de Giovanni Fuentes essaient eux aussi de discréditer le témoin-clé de ce procès.
En octobre 2019, le frère du président hondurien avait été jugé coupable de trafic de drogue. Cette nouvelle affaire risque de compliquer davantage les relations entre le Honduras et les États-Unis.
Fact Checking News avec RFI


