Le parti REHA opte pour une nouvelle constitution mais pas avec des dirigeants sans crédibilité

À moins mois de la tenue du référendum pour doter le pays d’une nouvelle constitution, le dimanche 27 juin, les débats s’amplifient et les acteurs se positionnent de plus en plus. Le parti politique Réveil d’Haïti (REHA) se dit favorable à l’adoption d’une nouvelle constitution mais désapprouve la méthodologie utilisée par le pouvoir Tèt Kale qui, de plus, n’a à son avis, aucune crédibilité.
Le président du parti Réveil d’Haïti (REHA), le pasteur Lapierre Maurice, désapprouve la méthodologie utilisée par le régime Tèt Kale pour doter le pays d’une nouvelle constitution.
Il est inadmissible, dit-il, qu’un chef d’État désigne, à lui seul, 5 personnalités appelées à travailler sur le projet d’une nouvelle constitution.
De plus, le pasteur Maurice soutient que le président Tèt Kale Jovenel Moïse, n’est pas assez crédible pour engager le pays dans un projet d’adoption d’une nouvelle constitution même s’il reconnait qu’il y a lieu de doter Haïti d’une nouvelle charte fondamentale.
Le leader religieux affirme que les dirigeants seraient mieux inspirer de considérer le document intitulé « Une nouvelle constitution pour Haïti » élaboré en 2014 par un groupe de citoyens avec la participation des dirigeants du REHA.
C’est une proposition de constitution qui présente plusieurs avantages. Elle peut aider à rééquilibrer les pouvoirs, responsabiliser le président de la république, restructurer les institutions étatiques et promouvoir la décentralisation, soutient Lapierre Maurice.
Il déplore par ailleurs l’absence de volonté des dirigeants à combattre l’insécurité, notamment les enlèvements contre rançon. La fédération des gangs armés en est la preuve, a-t-il fait ravoir.
FCN

