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Le Ministère de l’Environnement s’engage à faire respecter le protocole de Montréal relatif à la protection de l’environnement

Le Ministère de l’Environnement a reçu vendredi le coordonnateur du Bureau National de l’Ozone dans le cadre de son troisième rendez-vous hebdomadaire des  » Vendredis de l’Environnement ». Jacques Salomon qui a présenté cette entité pas très connue du grand public et sa mission principale visant à contribuer dans les efforts de protection de l’environnement de la planète.

Le Protocole de Montréal est un accord multilatéral international sur l’environnement qui fait suite à la convention de Vienne sur la protection de la couche d’ozone adoptée le 22 mars 1985. Il a pour objectif de réduire et à terme d’éliminer complètement les substances qui réduisent la couche d’ozone. Il a été signé par 24 pays et par la Communauté économique européenne le 16 septembre 1987 dans la ville de Montréal, au Québec et entré en vigueur le 1er janvier 1989.

Haïti a signé le protocole de Montréal en Mars 2000. Depuis lors, indique le coordonnateur ,le pays ne cesse de mettre son devoir au propre en ce qui a trait à la Production, l’importation et l’exportation des substances. Le protocole vise une réduction à court terme, et une élimination d’ici 2047, des HFC (hydrofluorocarbures sont des halogénoalcanes gazeux de la famille des fluorocarbures (FC). Ces gaz fluorés d’origine synthétique composés d’atomes de carbone, de fluor et d’hydrogène tendent à remplacer à la fois les chlorofluorocarbures (CFC) et les hydro chlorofluorocarbures (HCFC) comme fluides frigorigènes, propulseurs de sprays et pour la fabrication de mousses isolantes), a expliqué Jacques Salomon.

Ils sont utilisés comme solution de remplacement des substances qui appauvrissent la couche d’ozone, mais qui sont de puissant gaz à effet de serre dotés d’un considérable potentiel de réchauffement global (PRG).

Au niveau du bureau national de l’ozone, les responsables sont en train de tout faire pour faire respecter les closes du protocole de Montréal qui, selon Jaques Salomon, est un document à force contraignante. Tous les pays signataires sont contraints de respecter les engagements pris. A cet effet, indique le coordonnateur du BNO, Haïti se doit de limiter à 66 tonnes le quota des produits réfrigérés. Ainsi, les importateurs concernés sont obligés d’avoir une autorisation émise par le ministère de l’Environnement, a fait savoir M. Salomon.

Graduellement, fait-il remarquer, le pays adopte des mesures visant à limiter l’importation des produits et matériels a base de gaz toxique pour l’environnement. D’année en année, le Bureau National de l’Ozone revoit à la hausse le pourcentage de barrière devant contribuer à un arrêt total des importations d’ici 2045, indique Jacques Salomon.

Dans le même temps, a-t-il poursuivi, le bureau travaille avec des institutions partenaires comme la douane, la Société Générale de Sécurité, entre autres. Il assure la formation des agents douaniers afin qu’ils soient en mesure de détecter les produits non recommandes et leur fourni également des équipements a cette fin.

Crée en juillet 2003, le Bureau National de l’Ozone (BNO), entité du Ministère de l’Environnement, a pour attributions:
D’assurer la mise en œuvre effective des Conventions et Protocoles ratifiés par la République d’Haïti afin de faciliter la régénération de la couche d’ozone et d’atténuer les effets des changements climatiques;
De renforcer le cadre de gouvernance par la dynamisation du Comité Gouvernemental de l’Ozone (COGO) et la création du Conseil Consultatif National de l’Ozone (CCNO) ; de tenir à jour un registre des importateurs déclarés ; définir les quotas à allouer à ces importateurs ; et émettre des autorisations d’importation de concert avec les autorités compétentes ;Élaborer la législation relative aux réfrigérants afin de mieux réguler le fonctionnement de la chaine du froid en Haïti.

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