Le COEHA dénonce une campagne politique visant le Coordonnateur du PNCS

Le Collectif des organisations engagées pour l’école haïtienne (COEHA) condamne avec fermeté ce qu’il qualifie de campagne politique de désinformation visant le Programme national de cantines scolaires (PNCS) et son coordonnateur général, Me. Kevenot Dorvil. Dans une note rendue publique, le COEHA dit constater avec préoccupation la multiplication de rumeurs, la diffusion de documents présentés hors contexte et la circulation d’e fauses informations. Selon le Collectif, ces pratiques portent atteinte non seulement à la réputation des responsables du programme, mais aussi à la crédibilité même des institutions éducatives du pays.

Le Collectif des organisations engagées pour l’école haïtienne (COEHA) estime que ces attaques, présentées sous couvert d’exigence de transparence, relèvent en réalité d’une dynamique de manipulation politique. Selon l’organisation, elles risquent d’entamer la confiance du public envers un programme social essentiel au fonctionnement du système éducatif national. « S’attaquer sans fondement au PNCS, c’est porter atteinte à l’un des rares dispositifs publics qui soutiennent concrètement les familles et favorisent le maintien des enfants à l’école », souligne le Collectif.
Rappelant le rôle stratégique du PNCS dans le contexte socioéconomique actuel, le COEHA insiste sur le fait que le programme constitue un pilier de la politique éducative et sociale de l’État. En garantissant un repas quotidien à des milliers d’élèves, il contribue non seulement à améliorer les conditions d’apprentissage, mais aussi à lutter contre l’insécurité alimentaire et à réduire le taux d’abandon scolaire, particulièrement dans les zones les plus vulnérables.
Le Collectif met en avant les actions entreprises depuis l’arrivée de Kevenot Dorvil à la tête de l’institution. Dès le premier mois de sa gestion, affirme-t-il, des mesures ont été adoptées pour renforcer la prise en charge alimentaire des élèves à travers l’application effective du principe «yon Jou lekòl, yon jou kantin». Cette orientation a permis d’élargir l’accès régulier aux repas scolaires et d’améliorer la coordination avec les établissements bénéficiaires.
Pour Le Collectif des organisations engagées pour l’école haïtienne (COEHA), toute interrogation relative à la gestion publique doit être traitée dans les cadres légal, administratif et juridique prévus par les lois de la République. Les mécanismes de contrôle existent, rappelle l’organisation, et doivent être privilégiés afin de garantir la transparence et la reddition de comptes. « La place des débats sur la gestion publique est dans les institutions compétentes, non dans l’arène de la spéculation médiatique », insiste le directoire du collectif.
L’organisation déplore par ailleurs les effets délétères de désinformation sur le climat scolaire et institutionnel. Elle craint qu’une telle campagne n’alimente la méfiance, ne décourage les partenaires techniques et financiers, et ne compromette les efforts entrepris pour stabiliser et renforcer le programme.
En conclusion, le COEHA réaffirme son attachement aux principes de bonne gouvernance, de transparence et de responsabilité. Il dit non à la manipulation, non à la désinformation et non à l’instrumentalisation de l’école haïtienne à des fins partisanes. Pour le Collectif, protéger le PNCS revient à défendre le droit fondamental des enfants haïtiens à une éducation digne, soutenue par des conditions minimales de bien-être et de sécurité alimentaire.
À signaler que Me Kevenot Dorvil réaffirme son engagement à travailler activement pour assurer le bien-être des enfants bénéficiaires de la cantine scolaire.
FCN/Haïti

