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Le Chili fait face à une pauvreté extrême

D’après une enquête de l’institut de statistique Casen, réalisée entre octobre 2020, publié le 5 juillet 2021, 10,8 % de la population chilienne se trouve en situation de pauvreté. Une augmentation due, entre autres, à la pandémie connue l’an dernier, et qui met fin à 30 ans de décrue de la précarité dans le pays.
Le chiffre était craint et redouté, il est désormais officiel en 2022. La population chilienne se trouve sous le seuil de pauvreté. Dont 4,3 % serait en situation d’extrême pauvreté. Ce sont ainsi plus de 2,1 millions de chiliens qui gagneraient moins de 60 % du revenu médian, sur une population totale de près de 19 millions d’habitants.

Crise économique au Chili.

 » Pas de vie pour les enfants pauvres  » plusieurs familles sont dans la pauvreté extrême. Ils n’ont pas accès aux biens et aux services essentiels, tels que : la santé, l’éducation, la nutrition etc.

Les enfants issus de familles pauvres voient donc certains de leurs droits bafoués, malgré la ratification par leur pays de la Convention Internationale des Droits de l’enfant (CIDE). Le système de santé chilien reproduit les inégalités de naissance. En effet, un enfant né dans une famille aisée aura accès aux meilleurs hôpitaux, soins et personnels, tandis qu’un enfant issu d’une famille pauvre devra se contenter de services de moins bonne qualité.

fossé entre les riches et pauvres est discriminatoire. En effet, encore 9 ℅ des enfants meurent avant l’âge de 5 ans, ceci sont pour la majorité des cas issus de familles pauvres. De plus, le virus du SIDA est encore assez présent au Chili, notamment par le biais de la transmission de la mère à l’enfant. Néanmoins, tous les enfants chiliens disposent d’une couverture vaccinale et d’un minimum de soins de santé.

En ce qui concerne l’éducation, il est vrai que l’école est obligatoire au Chili. Pour autant, de nombreux enfants, venant principalement des campagnes, ne sont pas scolarisés que pendant 4 à 5 ans.
De plus, l’école publique est dite gratuite, mais pour y accéder les familles doivent néanmoins payer une certaine somme, une situation qui n’est pas différente de la situation actuelle d’Haïti.

Dès lors, certains enfants n’ont que très peu de chances de faire des études.  » Travail des enfants « 
De nombreux enfants, âgés de 5 à 14 ans, exercent encore une activité professionnelle aujourd’hui au Chili. Les premiers enfants victimes de ce fléau, sont les enfants indigènes et les enfants pauvres qui sont contraints d’avoir un emploi afin de subvenir aux besoins de leur famille. Ils travaillent dans de mauvaises conditions, ce qui a de très graves conséquences sur leur santé.


Selon se rapport, la moitié des enfants chiliens sont victimes trop souvent de violences, telles; violences physiques, sexuelles ou psychologiques. Ce qui est inacceptable. Bien souvent, les violences sont exercées dans le cadre familial, ce qui entraîne parfois la fuite de l’enfant. Ce dernier est alors contraint de vivre dans les rues avec de nombreux autres enfants.

En effet, le phénomène des enfants de rues est encore trop présent au Chili tout comme Haïti. Souvent victimes de violences au sein de leurs familles, les enfants quittent leurs maisons et se sont livrés à eux-mêmes. La plupart d’entre eux vivent dans les rues de Santiago, dans lesquelles ils doivent chaque jour lutter pour trouver de nourritures et de l’eau potable.
Ces enfants vivant dans les zones reculées du pays sont contraints de travailler afin d’aider leurs familles à subvenir à leurs besoins. Bien souvent, on les retrouve dans des champs ou des usines agricoles alors qu’ils devraient être à l’école.


De surcroît, certains de ces enfants restent désormais en ville, faute de ressources suffisantes dans les terres. Ils sont donc victimes de discrimination. Considérés comme des êtres inférieurs, les enfants indigènes ne peuvent bénéficier de tous leurs droits tels que ceux à l’éducation, à une alimentation saine…

Par Eben-Ezer DELICE

FCNHaïti avec AFP

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