L’ancien député Arnel Bélizaire de nouveau arrêté, un parcours judiciaire marqué par de multiples affaires

L’ancien député de Delmas et Tabarre, Arnel Bélizaire, a été arrêté le 14 mars 2026 dans le cadre d’une enquête portant notamment sur financement du terrorisme, complot contre la sûreté intérieure de l’État et association de malfaiteurs. Cette interpellation relance l’attention sur le parcours judiciaire mouvementé de l’ancien parlementaire, régulièrement confronté à la justice haïtienne depuis plus de trois décennies.
Selon des informations disponibles, les démêlés judiciaires de l’ancien élu remontent à 1995, lorsqu’il avait été arrêté pour des accusations de fraude et d’escroquerie. Quelques années plus tard, en octobre 2004, il faisait de nouveau l’objet de poursuites, cette fois pour assassinat présumé et possession illégale d’armes de guerre.

En juillet 2005, l’ancien député avait été appréhendé en République dominicaine pour un vol de véhicule. L’affaire avait contribué à renforcer l’image controversée de cette figure politique, déjà au cœur de multiples polémiques.
L’un des épisodes les plus marquants de son parcours judiciaire remonte au 27 octobre 2011. À son arrivée à l’aéroport international Toussaint Louverture de Port-au-Prince, Arnel Bélizaire avait été arrêté sur ordre du commissaire du gouvernement Félix Léger. Les autorités l’accusaient alors d’évasion lors de l’attaque de la prison civile de février 2005. L’arrestation avait déclenché une vive controverse politique, plusieurs parlementaires dénonçant une violation de l’immunité parlementaire dont il bénéficiait alors en tant que député en exercice sous la présidence de Michel Martelly.
Au fil des années, d’autres arrestations sont venues jalonner son parcours, notamment en novembre 2019 à Jacmel pour détention d’armes de guerre et complot contre la sécurité de l’État. Il avait également été interpellé en avril 2025 après une altercation armée dans la même ville.
La nouvelle arrestation de mars 2026 s’inscrit dans un contexte de lutte renforcée contre les réseaux criminels et les acteurs soupçonnés de soutenir des groupes armés en Haïti.
JJJ / FcnHaiti

