L’Afrique du Sud froissée par une alerte attentat diffusée par les États-Unis

L’Afrique du Sud a regretté, jeudi 27 octobre 2022, l’alerte sur un risque d’attentat à Johannesburg diffusée la veille par l’ambassade des États-Unis à Pretoria. Le président Cyril Ramaphosa l’a jugée « malencontreuse » car susceptible de créer la panique et n’ayant fait l’objet d’aucune discussion préalable.
« Il est assez malencontreux que les États-Unis émettent ce genre d’avertissement sans en avoir discuté le moins du monde avec nous. » Ce sont les mots utilisés par le président sud-africain Cyril Ramaphosa, jeudi 27 octobre, pour qualifier l’alerte sur un risque d’attentat à Johannesburg diffusée par l’ambassade américaine à Pretoria.

L’ambassade des États-Unis en Afrique du Sud a publié mercredi sur son site un avis prévenant que son gouvernement avait « reçu des informations selon lesquelles des terroristes pourraient prévoir de mener un attentat ciblant de larges rassemblements dans le périmètre autour de Sandton », riche banlieue au nord du centre de Johannesburg, samedi prochain.
« Toute forme d’alerte viendra du gouvernement sud-africain et il est malencontreux qu’un autre gouvernement publie une telle menace, de manière à créer la panique parmi les nôtres », a déclaré Cyril Ramaphosa lors d’une conférence de presse à Pretoria, aux côtés du Premier ministre espagnol Pedro Sanchez – en visite dans le pays.
FCN-Haiti avec France24

