La PNH lutte contre la criminalité à Kenskoff, la LHDDH lance un appel à la solidarité pour instaurer la paix et la sécurité

L’insécurité grandissante en Haïti, exacerbée par l’activité des gangs armés, a incité la Police Nationale d’Haïti (PNH) à intensifier ses efforts pour rétablir l’ordre. Dernièrement, plusieurs unités de la PNH ont été déployées dans la commune de Kenskoff afin de faire face à la menace des bandits. Cette intervention vise à restaurer la paix et la stabilité dans une région où les citoyens vivent dans la peur.
Selon Jemps Méralus, responsable de la Ligue Haïtienne de Défense des Droits Humains (LHDDH), la situation à Kenskoff est préoccupante. De nombreux habitants ont été contraints de fuir leurs foyers, cherchant refuge chez des proches ou des amis en raison des agissements violents des gangs. Des localités comme Béneau, Ponga et Kafou Bèt sont particulièrement touchées, où les bandits exercent un contrôle de plus en plus oppressant sur la population. Monsieur Méralus a signalé qu’il était essentiel de prendre des mesures pour empêcher que Kenskoff ne devienne un territoire supplémentaire sous le joug de la criminalité.
Les droits de l’homme et la sécurité publique sont de plus en plus en danger, comme l’illustre le chiffre alarmant de 1,669 personnes forcées de quitter leur domicile, bien que la LHDDH reste sceptique sur l’exactitude de ce nombre, compte tenu du climat de peur régnant dans la région. L’organisation a également mis en avant l’importance d’une procédure légale pour les manifestations, soulignant que tout rassemblement doit être préalablement notifié à la police afin d’assurer la préservation de l’ordre public.
Inquiète de la situation, la LHDDH appelle les autorités à agir rapidement pour éviter que Kenskoff ne soit perdu de la même manière que d’autres territoires. Méralus questionne la réaction des autorités face à cette crise, se demandant s’il existe un plan structuré pour contrer cette menace. Il a également souligné la nécessité d’une collaboration entre la police et la population, en insistant sur l’importance d’un mariage entre la Police et la Population (MPP) pour apporter des solutions durables.
La voix de la société civile résonne dans cette période difficile, avec un impératif clair : la population elle-même doit prendre conscience de ses responsabilités et s’impliquer activement aux côtés des autorités. Le défenseur des droits humains avertit que sans action collective, les pertes humaines continueront de s’accroître et l’espoir pour un avenir meilleur s’amenuisera.
Dans ce contexte, le message de la LHDDH est clair : il est temps pour la population haïtienne de se réveiller et de se battre pour la sécurité et la dignité de leurs vies, avant qu’il ne soit trop tard.
Jean Joceler JEAN
FcnHaiti

