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La pénurie de carburant poursuit sa course sur le marché, le gouvernement impuissant et la population paie les frais

Depuis plusieurs années, Haïti est empêtrée dans une crise de carburant en pleine crise sécuritaire. Dans l’aire métropolitaine et dans certaines villes de province, le constat est patent. Les pompes à essence sont à sec, tandis que sur les trottoirs, cette liquide précieuse se vend à un prix exorbitant sous le regard indifférent du gouvernement en place, qui est toujours dans l’incapacité d’apporter une solution durable à ce problème endémique.

La rareté des produits pétroliers refait surface sur le marché local. Depuis plusieurs jours, les automobilistes se trouvent dans l’impossibilité de faire le plein, selon des constats effectués par plusieurs reporters du journal en ligne Fact Checking News (FCN Haïti).

Si dans les pompes, les produits pétroliers se font rares, au niveau des trottoirs, c’est tout le contraire. Car, dans tous les coins, le commerce illicite (marché noir) prend forme et un gallon de l’essence se vend à un prix excessif, en dépit des mesures (cosmétiques) prises par le gouvernement via le ministère de l’Economie et des Finances (MEF).

Face à ces raretés à répétition enregistrées sur le marché, plusieurs responsables des syndicats de transport en commun ont tenté d’apporter des explications. C’est le cas du président de l’association nationale des propriétaires des stations-service, Marc André Deriphonse qui, lors d’une intervention faîtes ce mardi 11 avril 2023, sur les ondes de la radio télévision Caraïbes FM, à affirmé que la rareté des produits pétroliers sur le marché est dûe, d’un côté, à la mauvaise foi du gouvernement, et de l’autre côté, cette situation qui se répète très souvent, est la résultante de la chute de la monnaie nationale, à savoir la « Gourde ».

Pour justifier ses dires, M. Deriphonse a déclaré que les produits pétroliers sont des produits importés. Pour acheter du carburant à l’échelle internationale, il faut avoir de dollar, a-t-il fait comprendre. Et en Haïti, un dollar américain se change contre environ 154 gourdes sur le marché formel et près de 200 gourdes sur le marché informel. En ce sens, la dépréciation de la monnaie affecte directement les importateurs qui se trouvent dans l’impossibilité de placer leur commande.

Cependant, on sait que les produits pétroliers sont des produits transversal, une fois que le pays est confronté par ce problème, tous les secteurs de la vie nationale ont du mal à fonctionner. Le commerce, le secteur éducatif, les hôpitaux, le secteur du transport en commun, sont entre autres touchés par cette crise de carburant.

La population paie les frais

Une fois la rareté des produits pétroliers s’annonce c’est la population qui en paie les frais, car les chauffeurs des transports en commun augmentent les prix de leurs circuit respectifs comme bon leur semble. Une situation qui provoque toujours des altercations entre les passagers et chauffeurs.

Ce n’est pas un secret pour personne, à chaque rareté de carburant, le marché noir prend forme. Dans les rues de la capitale et les autres villes du pays, des petits détaillants installent leur gallons jaunes et autres récipients pour vendre de l’essence à un prix très élevé. Des institutions notamment, le MCI, la police et le ministère de la justice qui sont là pour protéger la population contre la vente illicite sur le marché local, sont toujours en mode observation.

FCN Haïti

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