La crise haïtienne bouleverse la communauté internationale: une mission Canadienne sur le terrain pour évaluer la situation avant le déploiement d’une force étrangère

Face à la crise qui saccagent le pays, la communauté internationale semble inquiète. Car depuis des jours, on constate que des pays comme les États-Unis, le Canada, la France, la Chine, la Russie sans oublier le pays voisin (la République Dominicaine) se prononcent sur la cause d’Haïti et même voient que le pays a urgemment besoin d’une assistance étrangère pour l’aider à surmonter la crise qui a déjà fait pas mal de dégâts au peuple haïtien.
Les États-Unis et le Canada sont déterminés pour faire venir une force étrangère en Haïti. Depuis, hier jeudi, le secrétaire d’État américain, Anthony Blinken sejourne au Canada en tant que le responsable de la diplomatie américaine pour échanger avec le autorités canadiennes autour de la crise haïtienne et des questions diplomatiques.
Au cours de sa première visite au Canada, M. Blinken a abordé avec la ministre des affaires étrangères du Canada, Mélanie Joly le dossier d’Haïti notamment la crise humanitaire qui sévit dans le pays, à en croire la presse canadienne. Concernant l’assistance militaire, Mme Joly juge important d’évaluer la situation avant de déployer une force étrangère en Haïti.

C’est en ce sens que depuis hier jeudi 27 octobre 2022, une délégation canadienne
composée de cinq membres, dont le général de brigade Eric Laforest et Daniel Jean, ancien vice-ministre des Affaires étrangères, d’un membre de la Gendarmerie royale du Canada d’un ancien conseiller en sécurité nationale et en renseignement du Premier ministre, fait son apparition sur le sol haïtien dans l’objectif de mener un travail d’évaluation.
« Nous avons envoyé une équipe d’évaluation pour qu’elle puisse constater le niveau d’organisation de la police haïtienne et également constater la situation en matière de sécurité et déterminer les outils dont dispose le gouvernement haïtien pour lutter contre ces gangs criminalisés », a confié Mme Joly dans les colonnes de la presse canadienne.
En outre, elle a fait savoir que le Canada et la communauté internationale sont préoccupés par la violence en Haïti, en particulier contre les femmes et les filles ». “Le Canada ne restera pas oisif pendant que les gangs et ceux qui les soutiennent terrorisent les citoyens haïtiens et nous continuerons à soutenir les Haïtiens respectueux de la loi pour mettre fin à la crise dans leur pays », a-t-elle argué après son rencontre avec le secrétaire d’État américain.
Cependant, mis à part l’évaluation, la délégation canadienne qui est en Haïti, dans son agenda, entend rencontrer les acteurs politiques, des membres de la société civile, des acteurs économiques et des membres diplomatiques ainsi que le haut commandement de la PNH, d’après les informations dont dispose la rédaction de FCN HAÏTI.
FCN Haïti

